Ghanem Hasan
28 Juillet 2016•Mise à jour: 29 Juillet 2016
AA / Toronto
Le réseau «Fethullah Gülen» au Canada est le deuxième le plus grand de l’organisation «l’Etat parallèle», après celui des Etats-Unis.
Les ramifications de ce réseau s’étendent dans plusieurs villes du Canada, telles que Toronto, Montréal, Ottawa, Vancouver et Edmonton.
Les associations et établissements «Gülen» opèrent, essentiellement, dans les domaines de l’enseignement, de la culture et des médias et exercent sous le nom de «Union des cultures d’Anatolie», selon des informations recueillies par le correspondant d’Anadolu.
Ce réseau inclut, notamment, le centre de dialogue interculturel, le collectif des académiciens turco-canadiens, l’amicale turco-canadienne, les écoles du Nile, outre plusieurs associations et écoles.
Il comprend également le mensuel torontois «Canada Turk» et le magazine «BN Magazine», utilisés par Gülen et son organisation comme un moyen de propagande qui tente d’influencer l’opinion publique, selon la même source.
Formée en 2009, la société TCCC chapeaute le réseau «Gülen» au Canada et coordonne ses activités.
Ankara était le théâtre, dans la nuit du 15 au 16 juillet, d’une tentative de coup d'Etat, commanditée par un petit groupe putschiste de l’armée appartenant à l’organisation «l’Etat parallèle» de Fethullah Gülen, appelée aussi FETO.
Les soldats putschistes avaient tenté de bloquer les deux ponts enjambant le Bosphore et essayé de prendre d’assaut le district de sûreté et quelques médias officiels et privés.
Des foules nombreuses avaient manifesté, le soir même, dans la rue et devant les sièges du Parlement et l’état-major pour protester contre ce coup de force militaire, contraignant les blindés des militaires putschistes à se retirer.
Fethullah Gülen est en exil volontaire en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, depuis 1998.