Mourad Belhaj
21 Avril 2020•Mise à jour: 21 Avril 2020
AA / Moscou
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné qu'il n'y avait pas de solution militaire à la crise libyenne, soulignant la nécessité de parvenir à un accord.
C’est ce qui ressort des déclarations du ministre russe sur la crise libyenne lors d'une réunion, tenue mardi, par vidéoconférence, avec des représentants de la " Fondation des diplomates du peuple ".
Le chef de la diplomatie russe a indiqué que les décisions prises lors de la conférence de Berlin du 19 janvier pour résoudre la crise libyenne n'étaient pas appliquées
"La mise en œuvre des décisions de la conférence de Berlin a cessé et les affrontements ont repris en Libye. Il n'y a pas de solution militaire au problème libyen, et il est nécessaire de respecter l'accord", a déclaré Lavrov.
Et de souligner que son pays avait une approche commune avec les pays européens et régionaux sur la poursuite du processus politique en Libye.
Le 19 janvier, la capitale allemande a accueilli une conférence internationale sur la Libye qui a appelé toutes les parties au conflit à respecter le cessez-le-feu, auquel avait également appelé une résolution adoptée par le Conseil de sécurité le 12 février.
Bien que la milice de Haftar ait annoncé, le 21 mars, avoir approuvé une trêve pour se concentrer sur les efforts pour faire face à la pandémie de coronavirus, elle poursuit une offensive, qui a commencé le 4 avril 2019, pour prendre le contrôle de Tripoli, siège du gouvernement d’entente nationale, internationalement reconnu.
En réponse aux violations de la milice de Haftar, le gouvernement a lancé, le 26 mars, une opération militaire baptisée "Tempête de paix" contre les forces du chef de guerre libyen, qui conteste la légitimité et l’autorité du gouvernement de Tripoli.