Hafawa Rebhi
22 Septembre 2017•Mise à jour: 23 Septembre 2017
AA / Le Caire / Viola Fahmi
Les ministres des Affaires étrangères de l'Égypte, de la Tunisie et de l'Algérie ont convenu de tenir, « bientôt », une réunion au Caire, pour discuter de l'évolution de la crise libyenne. Le but en est de trouver une solution politique, dans le cadre du mécanisme de coordination tripartite entre ces trois voisins de la Libye.
Les trois ministres des Affaires étrangères, l’Égyptien Sameh Chokri, le Tunisien Khemaies Jhinaoui et l’Algérien Abdelkader Messahel ont décidé cette réunion cairote, lors de la réunion consultative qu’ils ont tenue jeudi à New York, en marge de leur participation aux réunions de l'Assemblée générale des Nations Unies, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Selon le communiqué, les ministres ont convenu de tenir bientôt une réunion au Caire pour échanger des vues sur les efforts visant à soutenir le consensus national libyen. La date de la réunion n’a pas été communiquée.
Au cours de leur réunion à New York, les trois ministres ont passé en revue les efforts déployés par chaque pays pour parvenir au consensus national libyen et soutenir la solution politique globale en Libye, loin de tout diktat étranger.
Le 14 septembre, une réunion ministérielle de six pays (Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, les Émirats Arabes Unis et l’Égypte) s'est tenue à Londres pour discuter des derniers développements en Libye et pour examiner les résultats des consultations menées par l'envoyé de l'ONU Ghassan Salama avec les parties libyennes.
Mercredi, Salama a dévoilé les détails d'une nouvelle stratégie onusienne, devant mener à des élections présidentielles et parlementaires sous les auspices des Nations Unies, afin d'assurer une fin harmonieuse de la transition.
Deux gouvernements se disputent actuellement le pouvoir en Libye. Le premier, basé dans la capitale Tripoli, est le gouvernement de consensus national. Il est dirigé par Fayez al- Sarraj et il est internationalement reconnu. Le second est dirigé par Khalifa Haftar, le commandant de l'armée du Parlement de Tobrouk (est).