Feiza Ben Mohamed
23 Mai 2023•Mise à jour: 24 Mai 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
La France est favorable à ce que le président syrien Bachar Al-Assad « soit jugé un jour », a fait savoir mardi matin la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, à l’antenne de France 2.
« La lutte contre les crimes, contre l'impunité fait partie des valeurs de la diplomatie française », a-t-elle plaidé, après avoir souligné qu’il s’agit de « l’une des priorités » de Paris.
Interrogée sur la question syrienne, la cheffe de la diplomatie a tenu à rappeler « qui est Bachar Al-Assad », le qualifiant « d’ennemi de son peuple » et l’accusant de faire usage « d’armes chimiques ».
« Tant qu’il ne change pas, et ne prend pas d’engagements de lutte contre le terrorisme (…) il n’y a pas de raison de changer d’attitude à son endroit », a-t-elle poursuivi, en se démarquant de la décision de la Ligue Arabe de le réintégrer, ce « qui n’est pas la position de la France ».
Elle assure, par ailleurs, que « la levée des sanctions européennes » à son égard « ne sont certainement pas d’actualité » tant qu’il n’a pas démontré « qu’il œuvre à la conciliation de son pays et qu’il a de bonnes relations avec les pays voisins ».
Pour rappel, la Syrie est marquée, depuis 2011, par un contexte de guerre civile qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes dans tout le pays.