Ekip
13 Janvier 2022•Mise à jour: 13 Janvier 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La France « exige » la libération immédiate de l’anthropologue franco-iranienne, Fariba Adelkhah, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères mercredi soir.
« Nous avons appris avec stupéfaction que les autorités iraniennes avaient décidé, sans aucune explication ni information préalable, de réincarcérer notre compatriote Fariba Adelkhah. », indique le communiqué.
Paris rappelle également qu’Adelkhah avait été « incarcérée une première fois le 5 juin 2019 » et qu’elle « bénéficiait depuis le 3 octobre 2020 d’une mesure d’assignation à résidence, sous le contrôle d’un bracelet électronique ».
« Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, la condamnation de Mme Adelkhah n’est fondée sur aucun élément sérieux : elle est purement politique et arbitraire » accuse le ministère des Affaires étrangères avant de condamner « la décision de sa réincarcération » estimant qu’elle ne « peut qu’avoir des conséquences négatives sur la relation entre la France et l’Iran et réduire la confiance entre (les) deux pays ».
En conséquence, Paris « exige la libération immédiate de Mme Adelkhah ».
Pour rappel, Fariba Adelkhah, spécialiste du chiisme, a été arrêtée en juin 2019 à Téhéran avant d’être condamnée en mai 2020 à une peine de cinq ans de prison pour des faits de « collusion » et « propagande contre le système ».
Son compagnon français Roland Marchal, qui avait été arrêté au même moment, a quant à lui été libéré en mars 2020 et rapatrié en France.
L’Iran ne reconnaissant pas la double-nationalité de Fariba Adelkhah, elle est restée retenue sur place.