Bilal Müftüoğlu
11 Janvier 2016•Mise à jour: 12 Janvier 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France appelle à une "levée immédiate" du siège à Madaya et dans d'autres villes syriennes sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad et de Hezbollah sans aucun accès à l'extérieur, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
Dans son discours lors de la cérémonie des vœux à la presse française et internationale au Quai d'Orsay, Fabius a souligné la "nécessité absolue que la Syrie et la Russie arrêtent leurs opérations militaires contre les populations civiles, et en particulier que cesse le calvaire de Madaya et de toutes les villes syriennes assiégées par le régime".
"La France appelle à la levée immédiate et effective des sièges pour toutes ces villes, à un accès humanitaire sans entrave et à un arrêt des attaques indiscriminées contre les civils", a déclaré le ministre français.
Les témoignages et les photos de Madaya, village syrien à 40 kilomètres de Damas, montrent à quel point ce régime est devenu infréquentable, a estimé Fabius, réitérant que Bachar al-Assad "ne peut pas être l'avenir de la Syrie".
Fabius en a ainsi appelé à la "responsabilité du régime à quelques semaines de la reprise des négociations" sur l'avenir du pays avec l'opposition syrienne. Le régime syrien et l'opposition devraient se réunir le 25 janvier à Genève sous l'égide des Nations unies, pour parvenir à un accord mettant fin à la guerre civile qui fait ravage depuis près de 5 ans.
Le chef de la diplomatie française a aussi appelé les Russes, qui ont bombardé une école à Anjara, près d'Alep lundi matin, à ne pas prêter la main "à ces actions qui sont inadmissibles".
L'arrêt de ces bombardements et des attaques "inhumaines" et la réponse à la question de qui gouvernera la Syrie sont deux critères nécessaires pour la poursuite des négociations, a-t-il poursuivi.
Fabius a par ailleurs fait savoir qu'il a demandé au représentant permanent de la France auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour qu'il mobilise ce dernier sur la question de Madaya.