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24 Octobre 2023•Mise à jour: 24 Octobre 2023
AA / Istanbul /
Les Nations Unies ont appelé à un "cessez-le-feu humanitaire" à Gaza, soumise depuis 18 jours à d'intenses attaques de l'armée israélienne.
C'est ce qui ressort d'un communiqué du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, lundi soir, consulté par Anadolu.
"La violence ne cessera jamais à moins que dirigeants palestiniens et israéliens ne fassent des choix courageux et humanitaires", a-t-il lancé, ajoutant que "la première étape doit être un cessez-le-feu immédiat à des fins humanitaires, pour sauver la vie des civils à travers l'acheminement des aides humanitaires dans tout Gaza".
Et de poursuivre, "de nombreux civils – dont de nombreux enfants – ont déjà été tués à la suite des hostilités entre les deux camps, et si rien ne change, d'autres civils seront sur le point de mourir à cause des bombardements incessants. L'humanité doit primer".
Le Haut-Commissaire des Nations Unies a appelé les parties au conflit à "redoubler d'efforts pour garantir le respect du droit international".
Pour le dix-huitième jour consécutif, l'armée israélienne continue de pilonner la Bande de Gaza. Les raids de l’aviation israélienne ont rasé des quartiers entiers, tué 5 087 Palestiniens dont 2 055 enfants et 1 119 femmes, et blessé 15 273 autres, selon un dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé gazaoui.
Dans son communiqué, le responsable de l'ONU a évoqué la situation à Gaza, qui, selon lui, est "étouffée par un siège qui perdure depuis 16 ans et qui est aujourd'hui sans eau, sans électricité, sans nourriture et sans médicaments''.
Le responsable onusien a rappelé que "les civils représentent la grande majorité des personnes tuées à Gaza et en Israël", notant que "les rapports indiquent que plus de 1 400 personnes, dont 800 enfants, sont actuellement coincées sous les décombres à Gaza".
Türk a, en ce sens, souligné "la nécessité de la libération immédiate et inconditionnelle de tous les civils détenus par les groupes armés palestiniens", expliquant que "la prise d'otages est interdite par le droit international".
"Empêcher les civils d'avoir accès aux biens et services essentiels constitue une forme de punition collective et sont contraires au droit international", a-t-il encore noté.
Le commissaire de l'ONU a souligné qu'"il ne peut y avoir deux poids, deux mesures lorsque quand il s'agit de droits de l'homme".
Lors de l’opération "Déluge d’Al-Aqsa", entre 200 et 250 Israéliens, dont des hauts gradés de l’armée israélienne, ont été capturés. Les factions de la résistance palestinienne veulent les échanger contre plus de 6 000 prisonniers palestiniens, dont des enfants et des femmes, incarcérés dans les geôles de l’État hébreu.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni