Nadia Akari,Övünç Kutlu
24 Mars 2016•Mise à jour: 24 Mars 2016
AA/New York
L’envoyé spécial des Nations Unies au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a annoncé, mercredi, que les parties en conflit au Yémen ont accepté de mettre fin au conflit dans le pays, le 10 avril prochain à minuit.
Ould Cheikh a déclaré, lors d’une conférence de presse à New York, qu’une nouvelle série de pourparlers de paix sera lancée le 18 avril prochain, au Koweït.
Le responsable onusien a précisé qu’après des discussions extensives à Sanaa et à Riyad, il a reçu des assurances que « toutes les parties [yéménites] participeront » à ces discussions qui devraient se dérouler « en face à face ».
Ould Cheikh a expliqué que les discussions se concentreront sur cinq points qui incluent le retrait des milices et des groupes armés, la remise des armes lourdes à l’Etat, des arrangements sécuritaires provisoires, le rétablissement des institutions étatiques, la reprise d’un dialogue politique inclusif et la création d’un comité spécial pour les prisonniers et les détenus.
Les parties devront présenter des documents de réflexion concernant chacun des points d’ici au 3 avril, a ajouté l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen qui s’est également donné comme objectif de permettre à des institutions de l’Etat essentielles, telle que la Banque centrale, de fonctionner jusqu’à la fin du conflit.
« Afin d’aider le Yémen à préserver sa stabilité économique durant cette crise […] préserver le fonctionnement [des institutions étatiques] facilitera une reprise économique plus efficace après l’accord » a-t-il estimé.
Ould Cheikh a également exhorté les parties à offrir « un accès sécurisé, rapide et sans entraves à l’aide humanitaire vers tous les gouvernorats affectés » par le conflit.
L'Organisation des Nations Unies (ONU) a parrainé, au cours des derniers mois, deux conférences de négociations entre le gouvernement yéménite et les Houthis, dans les villes de Genève et Bienne, en Suisse. Mais les pourparlers n’avaient pas abouti à un accord pour résoudre la crise qui secoue le pays depuis environ un an.