Soraya Hend Ben Mustapha
02 Janvier 2016•Mise à jour: 03 Janvier 2016
AA / Ahmed al-Masri
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hussein Jaber Ansari, a vivement dénoncé l’exécution, samedi, du haut dignitaire chiite saoudien Nemr al-Nemr, menaçant l’Arabie Saoudite de « payer très cher » cette exécution.
« Le gouvernement saoudien soutient d'un côté les mouvements terroristes et extrémistes, et dans le même temps utilise le langage de la répression et la peine de mort contre ses opposants intérieurs (...), il paiera un prix élevé pour ces politiques », a déclaré Ansari, cité par l'agence officielle iranienne IRNA.
L’Arabie Saoudite a annoncé, samedi, l’exécution de 47 condamnés à morts dans des affaires liées au « terrorisme », dont le haut dignitaire religieux chiite Nemr Baqer al-Nemr et l’ancien « législateur » d’al-Qaïda, Fares Al Shweil.
Le 25 octobre dernier, la Cour d’appel et la Cour suprême ont confirmé le jugement en première instance qui avait condamné al-Nemr à mort, en octobre 2014, pour « incitation à la discorde communautaire et désobéissance au roi ».
Al-Nemr a été arrêté le 8 juillet 2012 pour « incitation à la discorde », à la suite des mouvements de protestation qui ont éclaté en 2011 dans l’est du pays, région où se concentre la communauté chiite minoritaire dans le pays, qui dénonce sa marginalisation par les autorités.