Mona Saanouni
29 Novembre 2017•Mise à jour: 29 Novembre 2017
AA/Melbourne/Recep Şakar
La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a annoncé, mercredi, la levée de l’interdiction de voyage à destination de la ville syrienne de Raqqa, contrôlée par l’organisation terroriste PYD, qui est soutenue par les Etats-Unis après l’expulsion de l’organisation terroriste de Daech.
Bishop a indiqué, dans un communiqué publié par le ministère australien des Affaires étrangères sur son site électronique, que «l’entrée ou le séjour dans la ville de Raqqa sans raison légitime n’est plus considéré comme un crime ».
«Quant aux Australiens qui étaient entrés dans la région mentionnée et y avaient séjourné durant la période du 5 décembre 2014 au 28 novembre 2017, leur situation sera différente », a-t-elle ajouté, soulignant qu’ils pourraient faire l’objet de questionnaires, d’arrestations et d’emprisonnement de la part des unités de sécurité.
Bishop a souligné que son gouvernement conseille à ses citoyens de ne pas voyager en Syrie en raison de la situation sécuritaire qui demeure très dangereuse.
Elle a affirmé que tout soutien fourni aux groupes armés et aux organisations inscrites sur les listes de terrorisme de son pays, ou le fait de combattre dans leurs rangs en Syrie «est toujours illégal ».
Il est à noter que l’Australie avait déchu de leur nationalité ses citoyens détenant une double nationalité et ayant combattu dans les rangs des organisations terroristes en Syrie et en Irak. En cas de leur retour en Australie, ils seront jugés selon la nouvelle loi sur le terrorisme, et sont censés être condamnés à perpétuité.
Selon des estimations officielles, le nombre d'Australiens ayant rejoint l’organisation terroriste de Daech en Syrie et en Irak a atteint près de 110 personnes.
Le 17 octobre dernier, le PYD avait annoncé avoir pris le contrôle total de Raqqa, après l’expulsion du reste des éléments de Daech.