Mourad Belhaj
10 Juillet 2020•Mise à jour: 10 Juillet 2020
AA / Abdul Raouf Arnaout
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n'a plus le droit de nommer des policiers et des magistrats, eu égard au procès pour corruption qui le vise.
Avichai Mandelblit, procureur général du pays a informé Netanyahu, jeudi, qu’il lui était désormais interdit de nommer de hauts responsables de l'appareil judiciaire et de la police.
Le journal "Times of Israël" a rapporté, vendredi, que "la décision est intervenue dans une réponse du ministère de la Justice à la Cour suprême concernant un recours qui vise à limiter le pouvoir de Netanyahu concernant les nominations judiciaires".
"Netanyahu ne devait pas être impliqué dans la nomination de juges ou de responsables de la police, mais aussi dans d’autres nominations qui pourraient empiéter sur le travail des procureurs de l’Etat, du bureau du Procureur général ou des enquêtes de la police", ajoute le site Web de Times of Israël, citant Mandelblit.
Au début du mois de juillet courant, Netanyahu avait déjà critiqué Mandelblit, l'accusant de "conspirer pour le renverser pour des motifs politiques".
Mandelblit a inculpé Netanyahu l’année dernière pour des accusations de corruption de fraude et d’abus de confiance dans trois affaires criminelles. Les affaires portent sur le fait d’avoir obtenu une couverture médiatique positive en échange de faveurs politiques.
Netanyahu, 70 ans, est le premier chef de gouvernement israélien à subir un procès pendant son mandat, et il nie les accusations portées contre lui.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj