Mohamed Hedi Abidellaoui
17 Juin 2017•Mise à jour: 18 Juin 2017
AA/ Bagdad/ Ibrahim Salah
Deux personnes dont un combattant des forces pro-gouvernementales ont trouvé la mort, samedi, dans des actes de violences à Bagdad selon une source sécuritaire irakienne.
« Une attaque armée menée par des personnes non-identifiées dans la région du Kassir, au nord de Bagdad, a fait un mort et deux blessés dans les rangs des forces tribales (pro-gouvernement) », a déclaré à Anadolu le le commissaire de police Hacine Jaouda.
Un civil a également été tué dans une autre attaque, selon la même source. Des hommes armés non identifiés ont tiré sur lui, au sud de Bagdad.
Dans une troisième attaque, trois soldats de l’armée irakienne ont été blessés, à la suite de l’explosion d’un engin tendu sur une route à proximité de la prison Abou Gharib, à l’ouest de Bagdad.
Dans les localités de Khan Dhari prés d’Abou Gharib et d’el-Houceinia, au nord de Bagdad, six autres civils ont été blessés par un engin explosif, selon la même source.
Aucune partie n’a, jusque-là, revendiqué ces attaques, mais certains observateurs pointent les cellules dormantes de Daech dans la région. D'ailleurs, l’organisation terroriste a récemment revendiqué les violentes attaques qui ont secoué Bagdad et d’autres provinces du pays, faisant des dizaines de morts et de blessés.
Le commandement des opérations de Bagdad relevant de l’armée a, pour sa part, annoncé l’arrestation de 4 éléments, dont un terroriste« dangereux » de Daech, poursuivis par la justice. Ces arrestations ont eu lieu à l’issue de descentes policières dans la cité universitaire, al-Sidia (sud-ouest) et al-Houra (nord de Bagdad).
Daech a perdu une bonne partie des régions qu’il contrôlait il y a plus de deux ans et fait face depuis octobre dernier à la plus grande offensive des Forces irakiennes pour la récupération de Mossoul, dernier fief de la formation extrémiste en Irak.
Asphyxiée par les attaques des forces gouvernementales, l’organisation terroriste essaie de mener des attaques dans des régions contrôlées par le gouvernement, en vue de disperser les efforts et l’attention des forces irakiennes.