Meher Hajbi
03 Décembre 2019•Mise à jour: 03 Décembre 2019
AA / Téhéran
Le président iranien Hassan Rohani a annoncé, mardi, que Téhéran n'avait aucune objection à rétablir les relations avec l'Arabie Saoudite afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région.
C’est ce qui ressort de sa déclaration à l’occasion de la réception du ministre omanais des affaires étrangères, Youssef al-Alawi Abdullah, mardi à Téhéran.
La visite d’al-Alawi Abdullah s’inscrit dans le cadre des discussions relatives à l'initiative de paix “Ormuz” proposée par l'Iran pour calmer la situation dans la région, selon l'agence de presse iranienne (IRNA - Officiel).
Dans ce contexte, le président iranien, Hassan Rohani a indiqué que “l’Iran ne voit aucun problème à rétablir ses relations avec l’Arabie Saoudite et à développer ses relations avec ses voisins”, car il estime important l’entraide entre les pays voisins pour instaurer la sécurité et la stabilité dans la région.
De son côté, le ministre omanais a expliqué que “l'initiative de l'Iran pour la paix à Ormuz est dans l'intérêt de la sécurité et de la stabilité des pays de la région”.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a récemment annoncé que le texte intégral de la proposition d'initiative de paix dans le détroit d'Ormuz, lancé par le président Rouhani, a été envoyé aux dirigeants du Conseil de coopération du Golfe et à l'Irak.
Lors de la réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies au début de l'année, Téhéran avait présenté “l'Initiative de paix d’Ormuz” dans le but de “promouvoir la paix pour tous les peuples bénéficiant du détroit d'Ormuz, d'établir des relations amicales et de lancer une action collective pour garantir l'approvisionnement en énergie et la liberté de navigation".
La région connaît des tensions. Alors que Washington et les pays du Golfe, en particulier l'Arabie Saoudite, accusent Téhéran de prendre pour cibles les navires et les installations pétrolières et de menacer la navigation maritime, l'Iran a nié ces accusations et a proposé de signer un accord de "non-agression" avec les États du Golfe.