Mahmut Nabi
17 Novembre 2022•Mise à jour: 18 Novembre 2022
AA / Istanbul / Mustafa Melih Ahıshalı
L'Organisation iranienne des droits de l'homme a annoncé, ce jeudi, que le bilan des victimes des manifestations contre la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, s'est alourdi à 342 morts.
C’est ce qui ressort d'un rapport de l'organisation (basée en Norvège), rendu public sur son site Internet, portant sur les manifestations qui durent depuis près de deux mois, suite à la mort d'Amini à la suite de son arrestation par les forces de l’ordre.
Le rapport inclut des données provenant de 23 des 31 provinces que compte le pays, indiquant que le taux de décès le plus élevé a été relevé dans la province à majorité sunnite du Sistan-et-Baloutchistan.
Le même rapport indique que 123 manifestants ont été tués au Sistan-et-Baloutchistan, 39 à Téhéran, 33 à Mazandaran, 32 au Kurdistan iranien, 23 à Gilan et en Azerbaïdjan occidental, 14 à Kermanchah et 15 à Alborz.
Selon la même source, 5 personnes ont été tuées au Khouzistan et au Khorasan-e Razavi, 4 morts dans chacune des villes d’Ispahan et de Zanjan, et 3 morts dans chacune des provinces de Markazi et du Lorestan.
Deux personnes ont également été tuées à Qazvin, Kohkiluyeh et Buyer Ahmad, en Azerbaïdjan oriental, Ardabil, Ilam, Bouchehr et Hamadan, ainsi qu’une personne tuée dans chacune des villes de Semnan et Kerman.
Le rapport a révélé que, parmi les victimes, 43 personnes ont moins de 18 ans, alors que 26 femmes ont trouvé la mort durant les manifestations.
L’organisation iranienne a aussi souligné que plus de 10 000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons iraniennes, indiquant aussi la condamnation à mort de 5 détenus.
Dans son rapport publié vendredi dernier, l'organisation a annoncé que le bilan des victimes des manifestations avait atteint les 304 morts.
Le 16 septembre dernier, des manifestations ont éclaté dans tout l'Iran, suite à la mort de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans, décédée 3 jours après son arrestation par la "police des mœurs", dont l’une des fonctions est de surveiller le code vestimentaire des femmes.
L'incident a suscité une colère généralisée dans les cercles politiques et médiatiques en Iran, sur fond de récits contradictoires autour des causes de la mort de la jeune femme.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.