Arif Yusuf
24 Mars 2016•Mise à jour: 25 Mars 2016
AA/ Bagdad/ Arif Yusuf
L'Alliance nationale (chiite), le bloc le plus important au sein du parlement irakien, a indiqué, jeudi, que ses dirigeants ont tenu une réunion avec le Premier ministre, Haider al-Abadi, et lui ont confirmé leur soutien pour la question des réformes, conformément aux dispositions de la Constitution. Le leader du courant Sadriste, Moqtada al-Sadr, ainsi que le chef du Conseil suprême islamique, Ammar al-Hakim, n’ont pas assisté à la réunion.
La réunion s’est tenue un jour après une rencontre entre al-Hakim et al-Sadr à Najaf (Sud), ayant abouti à un accord sur «la nécessité de procéder à une réforme globale et à lutter contre la corruption».
L'Alliance nationale a affirmé, jeudi, dans un communiqué que son président «Ibrahim al-Jaafari [ministre des Affaires étrangères] a présidé une réunion de la direction du bloc, en présence du Premier ministre Haider al-Abadi, au sujet de la situation sécuritaire et politique en Irak».
Les participants ont confirmé la «nécessité de soutenir les réformes, conformément aux dispositions juridiques et constitutionnelles», a indiqué le communiqué.
Al-Sadr et al-Hakim avaient tenu une réunion à Najaf, mercredi, soulignant que «tous les moyens pacifiques seront mis en œuvre pour faire avancer les réformes», considées par eux comme «une demande populaire, et une aspiration des opprimés du peuple irakien», selon un communiqué publié par le bureau d’al-Sadr.
Le délai accordé par al-Sadr à al-Abbadi, pour former un gouvernement de «technocrates» expire mardi prochain. Les forces de sécurité ont commencé à renforcer les mesures de sécurité aux entrées de la Zone verte, où se trouvent les principaux bâtiments officiels et la plupart des missions diplomatiques, en prévision de toute situation d'urgence.
Un officier de la police irakienne, Ahmed Khalaf, a indiqué à Anadolu, que «la circulation en direction de la Zone verte est encore normale, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises au niveau du périmètre de la zone verte, où des centaines de manifestants sont encore rassemblés, près des entrées ».
Al-Sadr a menacé, dans un communiqué précédent, de faire irruption dans la Zone verte, si al-Abadi ne parvient pas à former un gouvernement de «technocrates» dans un délai de 45 jours à compter du 12 février dernier. Al-Sadr s’est cependant engagé à ne pas s’en prendre aux ambassades et aux missions étrangères.
Des centaines de partisans du courant sadriste ont manifesté, pour la septième journée consécutive, aux entrées de la Zone verte, pour faire pression sur al-Abadi, afin de l’inciter à procéder à des réformes.