Mohammed Maher Ben Romdhane
30 Novembre 2019•Mise à jour: 30 Novembre 2019
AA / Irak / Ali Jawad
Une source médicale irakienne a affirmé que les affrontements de vendredi dans la province du sud du pays, Dhi Qar, ont fait 20 morts et 160 blessés.
La même source a ajouté sous couvert d’anonymat que les forces de l’ordre irakiennes ont eu recours aux tirs à balles réelles pour disperser les manifestants. Certains blessés sont dans un état critique.
La Commission irakienne des droits de l’homme a mis en garde, vendredi, contre la survenance d’une « boucherie » à Dhi Qar en appelant toutes les parties concernées au calme et à la retenue.
Jeudi, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait 47 morts dans la capitale de la province de Dhi Qar, Nassiriya.
Les événements de Dhir Qar et de Nadjaf où 23 manifestants ont été tués en deux jours illustrent l’escalade et l’accentuation des manifestations antigouvernementales en Irak.
Une accentuation qui intervient au lendemain de l’agression contre le consulat iranien à Nadjaf. Des manifestants ont, en effet, incendié le siège du consulat iranien à Nadjaf.
Des événements ont poussé, le guide chiite suprême irakien, Ali al-Sistani, a appelé le parlement irakien à une mention de censure contre le gouvernement de Adel Abdel Mehdi qui a annoncé qu’il présentera sa démission sans préciser la date où il procédera à une telle mesure.
L'Irak est, depuis le 25 octobre, le théâtre de manifestations antigouvernementales.
Les manifestations ont été ponctuées d'actes de violence généralisés, faisant plus de 418 morts et 15 mille blessés lors des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.
Les manifestants, qui réclamaient initialement de meilleurs services et des emplois, exigent désormais le départ du gouvernement et de l'élite politique "corrompue".