Mona Saanouni
03 Septembre 2018•Mise à jour: 03 Septembre 2018
AA/Erbil (Irak)/Ali Mohamed
Le nouveau Parlement irakien a échoué, lundi, à élire un président lors de sa première plénière. Le chaos a régné sur la session, en raison du différend sur "le bloc parlementaire le plus important qui sera chargé de la formation du nouveau gouvernement".
Le président du Parlement intérimaire, le député le plus âgé, Mohammed Ali Zini, a ajourné la séance jusqu'à mardi, tout en la maintenant ouverte jusqu'à l'élection d'un président et de deux vices-présidents.
En vertu de la constitution en vigueur dans le pays depuis le renversement du Régime de Saddam Hussein en 2003, les Sunnites sont chargés de la présidence du Parlement, les Kurdes de la présidence de République, tandis que le chef du gouvernement est chiite,
Zini a ouvert la candidature à la présidence du Parlement, tandis que le vote sur les noms des candidats, notamment le célèbre politicien sunnite Oussama Najafi, n'a pas été effectué en raison des divergences et du chaos qui ont régné lors du débat parlementaire.
La plénière a été ouverte avec les discours de l'ancien président du Parlement, Salim al-Jabouri et le président de la République, Fouad Maasoum ainsi que le Premier ministre, Haïdar al-Abadi.
Al-Abadi a déclaré qu'il avait assumé son poste lorsque l'organisation terroriste "Daech contrôlait un tiers du territoire irakien au milieu de l'effondrement de l'armée et de la crise économique.
"Maintenant, le nouveau gouvernement peut diriger un pays stable et unifié", a-t-il ajouté.
Les nouveaux députés ont prêté serment en leurs qualités de membres de la Chambre des représentants, lors de sa quatrième session, avec 297 parlementaires présents sur 329.
Par la suite, deux courants rivaux se sont précipités pour se présenter comme étant "le bloc parlementaire le plus important" qui sera chargé de former le nouveau gouvernement.