Mona Saanouni
27 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
AA/Irak/Amr al-Hassani
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi a ordonné, vendredi, la suspension de la progression des forces fédérales dans les zones contestées avec le District du Nord, pendant 24 heures.
Ces instructions interviennent dans le but de dégager la voie devant une équipe technique conjointe ayant pour mission de déployer les forces fédérale dans ces régions et aux frontières internationales, indique un communiqué publié par le cabinet d’Al-Abadi.
Le communiqué a indiqué qu’al-Abadi «a émis un ordre pour suspendre l’avancée des forces militaires pour 24 heures, dans toutes les zones contestées ».
«Cette mesure intervient pour dégager la voie devant une équipe technique conjointe entre les forces fédérales et les forces du District pour travailler sur terrain, afin de déployer les forces fédérales dans toutes les zones contestées, ainsi qu’à Faysh Khabur et sur les frontières internationales, immédiatement, et ce pour empêcher les affrontements et la coulée de sang entre les concitoyens », ajoute le communiqué.
Plus tôt dans la journée du vendredi, la Coalition internationale avait annoncé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces du District du Nord) étaient parvenues à un cessez-le-feu.
Washington a réitéré, au cours des derniers jours, son appel lancé aux deux parties pour engager un dialogue afin de désamorcer la crise et de résoudre les différends.
La tension entre Bagdad et le gouvernement régional du District du Nord de l’Irak s’est attisée à la suite de la tenue par Erbil, le 25 septembre, d’un référendum illégitime de sécession de l’Irak. Le gouvernement central de Bagdad a alors dénoncé la consultation la qualifiant d’anticonstitutionnelle, et engagé une série de sanctions contre le gouvernement régional.
Les forces fédérales ont lancé la semaine dernière une vaste opération militaire dans les régions contestées, y compris celle de Kirkouk, et ont fini par reprendre le contrôle de la majorité de ces régions, face à une faible résistance de la part des Peshmergas.