Hatem Katou
27 Février 2016•Mise à jour: 28 Février 2016
AA / Bagdad / Ali Jawad
Haydar Abadi, Premier ministre irakien, a souligné, samedi, que des dirigeants de l’Etat représentants de partis politiques sont impliqués dans des affaires de corruption.
Le Chef du gouvernement irakien s’exprimait samedi au cours du Congrès de « la réconciliation sociale » tenu à Bagdad.
Abadi, qui a appelé à faire appliquer la loi anti-corruption aux partis politiques, a dit que ces dirigeants «se servaient en disposant d’un pourcentage des coûts des projets réalisés dans le pays ».
« Des députés ont déclaré que des partis politiques disposent de commissions économiques chargées essentiellement de l’obtention d’un pourcentage des projets », a-t-il ajouté.
« Des personnes influentes au sein de l’Etat et des partis politiques, qu’ils soient dans la fonction publique ou pas, dirigent les projets vers des sociétés irresponables (sans les citer) et nous impliquent dans des projets qui ne sont pas budgétisés à cause de la baisse des cours des hydrocarbures », a poursuivi Abadi.
« La lutte contre la corruption ne peut s’appliquer à une partie ou une catégorie en particulier que les gens influents dans les partis politiques soient exceptés de cette lutte », a encore dit le haut responsable irakien.
« La loi anticorruption et de déclaration des biens doit s’appliquer à tous en toute égalité », a fait observer le chef du gouvernement.
« La corruption fait partie des principales causes de l’effondrement des services de sécurité dans le pays », a-t-il encore lâché.
Abadi a, en conclusion exprimé son rejet catégorique à toute intervention dans les actions des services sécuritaires, dès lors que ces services « représentent tous les Irakiens ».