Tarek Mohammed
02 Novembre 2017•Mise à jour: 03 Novembre 2017
AA/ New York
Le nombre de personnes forcés à se déplacer dans le monde approche les 66 millions, contre 42 millions en 2009, a déclaré jeudi le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
"Les crises continuelles, notamment le conflit catastrophique en Syrie et la violence en Irak, représentent ensemble un quart de tous les déplacés de force dans le monde", a déclaré Grandi lors d'une session ouverte du Conseil de sécurité de l'ONU à New York.
Il a souligné que la crise syrienne a provoqué le déplacement de 11 millions de personnes, soulignant qu’il est possible de répondre à ce mouvement massif de déplacement en œuvrant à rétablir la sécurité, à résoudre le conflit, et à consolider la paix.
Le responsable onusien a exhorté les Etats membres du Conseil de sécurité à la nécessité de soutenir les réfugiés syriens ainsi que leurs pays d'accueil.
Il a exhorté le Conseil de sécurité à identifier des solutions politiques aux conflits dans le monde, soulignant la nécessité de renforcer les mesures préventives et à contribuer à la protection des civils.
En outre, Grandi a souligné la nécessité de s'attaquer au phénomène de la traite des êtres humains et de faire face aux « violations effroyables commises par les trafiquants ».
Concernant la situation des Rohigyas au Myanmar, le responsable de l'ONU a déclaré: "La sécurité et l'établissement des droits de l'homme et de l'état de droit sont essentiels pour le retour des réfugiés Rohingyas dans l'Etat de Rakhine (Arakan)."
"L'acquisition de la citoyenneté par les apatrides Rohingyas, la réalisation de la réconciliation communautaire et l'investissement dans le développement qui profite à toutes les communautés sont très importants", a-t-il martelé.
Depuis le 25 août dernier, l'armée birmane perpétue des massacres et des répressions, qualifiés de "génocide", contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d'Arakan, dans le sud du Myanmar, tuant et blessant des milliers de civils, selon les militants d'Arakan, selon des activistes locaux.
Les violations ont obligé plus de 820 mille personnes à s’enfuir au Bangladesh, selon les données les plus récentes de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme des "immigrants clandestins en provenance du Bangladesh", tandis que les Nations Unies les considèrent comme étant "la minorité religieuse la plus persécutée au monde".