Adham Kako
08 Mars 2018•Mise à jour: 09 Mars 2018
AA - Ghouta orientale
Les raids aériens effectués par les forces du régime syrien ont causé la mort de 28 civils dans la Ghouta orientale.
Selon les informations obtenues auprès des sources de la Protection civile (Casques blancs), les forces du régime syrien, dont la Russie est le garant, ont poursuivi leurs attaques sur la Ghouta orientale, malgré la décision de trêve humanitaire du conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies (ONU).
Dès l’aube, des frappes aériennes ont été effectuées sur des zones d’habitation dans les régions de Douma, Haresta, Sakba, Arbine, Hammouriye, Beit Sava, Djisrine, Misraba, Kefer et Batna, dans la Ghouta orientale sous contrôle des forces de l’opposition.
Dans la soirée de mercredi, une vingtaine de civils, en majorité des femmes et des enfants, sont morts lors des bombardements perpétrés par le régime et l’aviation russe, à Hammouriye.
Dès l’aube, d’autres décès ont été dénombrés dans les différentes zones d’habitation de la Ghouta orientale, soit quatre civils à Sakba, trois à Djisrine et un autre à Haresta.
Ainsi, les raids aériens effectués mercredi sur le secteur ont causé la mort de 28 civils.
Alors que les équipes de protection civile transportent les blessés dans les centres de soins de la région, des inquiétudes se dessinent face a l’augmentation du nombre de morts en raison des attaques qui se poursuivent.
- Utilisation de gaz toxiques
D’autre part, selon les informations obtenues par un correspondant Anadolu auprès des sources médicales de la région, le régime a lancé des bombes contenant des gaz toxiques sur les zones d’habitation dans les régions de Hammouriye et Sakba, dans la Ghouta orientale sous blocus du régime.
Les responsables de la Protection civile (Casques blancs), ont fait savoir que des gaz toxiques se sont répandus dans l’air à la suite des bombardements aériens et qu’ils n’ont pas été en mesure d’atteindre les individus intoxiqués en raison du rassemblement, en masse, des habitants dans les refuges.
- 862 civils morts au cours des 17 derniers jours
Selon les données de la protection civile, au cours de la période du 19 février au 6 mars, 834 civils ont perdu la vie suite aux attaques terrestres et aériennes perpétrées par les forces du régime et ses alliés, dans la Ghouta orientale sous contrôle de l’opposition,.
Au cours des 17 derniers jours, le nombre de civils ayant trouvé la mort dans la Ghouta orientale, s’est élevé à 862, incluant les attaques perpétrées aujourd’hui.
Le 24 février le Conseil de sécurité de l’ONU avait souhaité qu’un cessez-le-feu soit déclaré sur l’ensemble de la Syrie et en priorité dans la Ghouta orientale.
Or, les modalités relatives au cessez-le-feu, qui devait être mis en œuvre «sans tarder», étaient restées indécises. À la suite de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU, la Russie a déclaré le 27 février, la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu quotidien, entre 9 heures et 14 heures (heure locale), avant d’ajouter que le régime se conformerait à cette décision.
Environ 400 mille Syriens vivent, depuis maintenant cinq ans, dans la Ghouta orientale sous blocus du régime.
La Ghouta orientale a été déclarée «zone de désescalade» dans le cadre des pourparlers d’Astana en 2017. Mais le régime, dont la Russie est le garant, a renforcé le blocus en avril dernier et les attaques se sont intensifiées au cours des derniers mois.
Des milliers de civils, dont des centaines en situation d’urgence, attendent d’être évacués de la région où la crise humanitaire s’aggrave jour après jour, en raison notamment de la famine et de la pénurie de médicaments qui sévissent.