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18 Juillet 2022•Mise à jour: 18 Juillet 2022
AA / Paris / Fatih KARAKAYA
Plus de 300 femmes et enfants ont été évacués du camp de Bagnolet (Paris), lundi, pour être relogés ailleurs a annoncé la Préfecture de Seine-Saint-Denis.
« Opération de mise à l'abri en cours à #Bagnolet avec le @Prefet75_IDF. Plus de 300 femmes et enfants vont être pris en charge. #Solidarité #Hébergement », écrivait la Préfecture de Seine-Saint-Denis dans un message publié sur son compte Twitter.
Installés dans ce camp par l’Association "Utopia 56", qui vient en aide aux réfugiés, ces personnes, principalement originaires d’Afrique, installées depuis une dizaine de jours dans ce campement de fortune cherchaient une solution durable.
« Ce matin, plus de 300 personnes en famille, dont des femmes enceintes et des nourrissons, ont été évacuées à Bagnolet par @Prefet75_IDF et @Prefet93. Elles étaient ici depuis 10 jours. Nous espérons des solutions pérennes et que cessent les remises à la rue indignes », indique, de son côté, l’association qui critique les opérations de communication.
En effet, l’association accuse les autorités de remettre à la rue ces personnes après des salutation temporaires.
De son côté, le maire de Bagnolet, Tony di Martino (PCF), a expliqué avoir « gardé le silence et d’agir concrètement face à cette situation, considérant en effet que face à la précarité et la vulnérabilité, les artifices de communication n’étaient pas les bienvenus et relevaient d’une forme d’indécence », dans un communiqué qu’il a partagé sur son compte Twitter.
Il a également annoncé « qu’un équipement municipal de la ville a été réquisitionné » tout en précisant que seul « l’Etat dispose des ressources nécessaires pour assurer la mise à l’abri ».