Lassaad Ben Ahmed
23 Décembre 2019•Mise à jour: 24 Décembre 2019
AA / Niamey / Illa Kané
«Les semaines qui viennent seront décisives dans le combat que nous menons contre le terrorisme», a souligné le président français, Emmanuel Macron, lors de son passage éclair au Niger, dimanche.
Le président français s’exprimait lors d’une conférence de presse qu’il a animée depuis Niamey, avec son homologue nigérien Issoufou Mahamadou.
«Le sommet du 13 janvier sera celui d’une accélération de la lutte contre le terrorisme. Nous serons là demain pour célébrer les victoires», a-t-il insisté, évoquant la rencontre qu’il a convoquée avec les présidents des pays du G 5 Sahel en janvier prochain à Pau dans le sud-ouest de la France.
«Le sacrifice des victimes du terrorisme ne doit pas être vain. Nous sommes déterminés à poursuivre la lutte. Nous essayons de renforcer les capacités de nos forces nationales, des forces multinationales et de mobiliser la solidarité régionale au niveau de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest) qui a décidé de la montée en puissance de sa force en attente», a indiqué, pour sa part, le président Issoufou Mahamadou.
Il a ajouté que tous les chefs d’État du G 5 Sahel prendront part à la rencontre du 13 janvier à Pau, espérant que de bonnes conclusions sortiront de cette rencontre pour une «lutte plus renforcée» contre le terrorisme.
Le président nigérien Issoufou Mahamadou et son homologue français Emmanuel Macron ont eu une réunion en tête à tête, dimanche soir, notamment sur la situation sécuritaire au Sahel, après avoir rendu hommage aux 71 militaires nigériens tués le 10 décembre lors de l’attaque d’Inatès, près de la frontière malienne.
Ces dernières semaines, la situation sécuritaire s’est dégradée dans les pays du Sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, où les attaques contre des positions militaires et des civils se sont accentuées.
Cette situation a ravivé les critiques contre la présence des forces étrangères, notamment françaises, dont l’utilité dans la lutte contre le terrorisme est de plus en plus mise en cause.
Avant d'atterrir à Niamey, le président français étaient en côte d'Ivoire pour une visite officielle de trois jours (20-22 décembre).