Fawzia Azzouz
02 Septembre 2020•Mise à jour: 03 Septembre 2020
AA / France / Fawzia Azzouz
Le procès des attentats de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et de Montrouge durant lequel seront jugés 14 accusés, s’est ouvert ce mercredi devant la Cour d’Assises spéciale à Paris, ont rapporté les médias locaux.
Il se poursuivra jusqu’au 10 novembre.
C’est un procès historique et très attendu qui s’est ouvert ce mercredi à Paris et qui vise à établir les responsabilités de chacun des accusés dans les terribles attentats qui avaient secoué la France en janvier 2015, faisant au total 17 morts.
Si les trois terroristes, auteurs de ces attentats, sont décédés, le banc des accusés accueille toutefois 11 complices présumés dont la plupart comparaissent détenus.
3 autres personnes seront, elles aussi, jugées alors qu’elles sont en fuite en Syrie, ce qui porte à 14, le nombre total d’accusés, jugés dans ce procès hors norme.
Ce sont pas moins de 200 parties civiles, 114 témoins, et 94 avocats qui prendront part aux débats.
Le 7 janvier 2015, les deux frères terroristes Saïd et Chérif Kouachi pénétraient dans les locaux de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo dans le 11ème arrondissement de Paris pour y mettre à exécution leur entreprise sanguinaire.
Ils abattent froidement 11 personnes sur leur passage dont les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Honoré et Tignous.
À l’extérieur des locaux, ils assassinent une douzième personne, le policier Ahmed Merabet tombé au sol alors qu’il venait en renfort.
Les deux criminels seront à leur tour abattus par le GIGN deux jours plus tard.
Dès le 8 janvier, leur complice Amedy Coulibaly, s’en prendra à une policière municipale, Clarissa Jean-Philippe à qui il ôtera la vie.
Le lendemain de ce nouvel assassinat, Coulibaly prendra en otage les clients d’un magasin Casher où il fera 4 nouvelles victimes innocentes de confession juive.
Il sera exécuté par les forces d’intervention au moment de l’assaut donné pour libérer les otages.
Les trois terroristes se réclamaient d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
S’ils sont donc aujourd’hui décédés, le tribunal s’attachera à déterminer avec certitude les responsabilités des accusés soupçonnés de leur avoir fourni une aide logistique ou un soutien.
Selon un témoin sur place contacté par l'Agence Anadolu, et malgré les restrictions liées à la crise sanitaire, une très longue file d’attente s’est constituée très tôt dans la matinée.
En effet la salle d’audience prévue ne peut accueillir qu’une vingtaine de journalistes mais les débats seront filmés et retransmis dans d’autres salles pour que le plus grand nombre puisse y assister.