Nadia Chahed
08 Mars 2017•Mise à jour: 08 Mars 2017
AA/Paris/Souhir Bousbih
Le "Canard Enchaîné", déjà à l’origine des révélations sur les présumés emplois fictifs de l‘épouse de François Fillon et ses enfants, en a rajouté une couche ce mercredi. Selon le journal satirique, le candidat à l’élection présidentielle du 23 avril aurait bénéficié en 2013 d’un prêt sans intérêts de 50000 euros de l’homme d’affaires, Marc Ladreit de Lacharrières.
Prêt qui n’a pas été déclaré dans sa déclaration de patrimoine adressée à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATV). Un « oubli » selon son avocat, qui assure que le prêt a été «intégralement remboursé». Pour rappel, De Charrières est un proche de François Fillon. PDG de Fimalac, il préside la Revue des deux mondes, celle-là même qui a embauché Pénélope Fillon entre 2012 et 2013. Le 1er février, le Canard Enchaîné avait révélé que pour cet emploi, l’épouse de François Fillon avait touché 100000 euros pour seulement deux notes de lecture publiées, renforçant les soupçons d’emploi fictif.
Plus étonnant encore, le journal assure dans son édition du 8 mars qu’un bureau du Conseil Régional des Pays de la Loire avait été aménagé en salle de prière, alors que le candidat LR siégeait dans l’exécutif. Selon le journal, les socialistes, qui ont remporté les élections régionales en 2004, ont trouvé à l’étage du cabinet du président « un bureau aménagé en chapelle », avec un « crucifix, un prie-Dieu et des images pieuses».
François Fillon était alors vice-président du conseil régional, après l’avoir présidé de1998 à 2002. Proche de la mouvance catholique traditionaliste, l’ancien premier ministre a été vivement critiqué pour la participation de Sens Commun, émanation de la Manif Pour Tous, au rassemblement du Trocadéro dimanche.