Nadia Chahed
16 Janvier 2018•Mise à jour: 16 Janvier 2018
AA/Paris/Zeynep Ciftci
En déplacement à Calais, le président de la République française Emmanuel Macron a prononcé un discours, mardi, devant les forces de l'ordre, dans lequel il a rappelé les grandes lignes de sa politique migratoire,ont rapporté des médias locaux.
Le chef d'Etat a fermement défendu sa politique migratoire appelant les forces de l'ordre à être "exemplaires" et les associations à la "responsabilité" vis-à-vis des migrants, tout en réitérant sa détermination de ne pas laisser se réinstaller une "Jungle" dans la région en référence à l'immigration illégale d'après des propos relayés par le quotidien "Le Figaro".
Il a toutefois annoncé des sanctions en cas de brutalité envers les migrants. En effet, aucun manquement à la déontologie ne sera toléré" et "si manquement il y a, des sanctions seront prises", a-t-il déclaré tout en expliquant qu'une circulaire serait prochainement adressée aux préfets à cet effet.
"Je ne peux pas laisser accréditer l'idée que les forces de l'ordre exercent des violences physiques ou confisquent les effets personnels" des migrants, ou "utilisent des gaz lacrymogènes sur les points d'eau", a-t-il poursuivi, en avertissant que "si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné".
Probablement en réponse aux nombreuses associations qui qualifient sa politique migratoire de "déséquilibré", Macron à lancé un appel à la "responsabilité" à "toutes les associations" en déplorant les "mensonges" diffusés "par de trop nombreux" acteurs et "qui nuisent à notre efficacité collective".
Les associations qui "encouragent ces femmes et ces hommes à rester, à s'installer dans l'illégalité, voire à passer" en Grande-Bretagne "prennent une responsabilité immense" a-t-il dit, tout en soulignant que "jamais elles n'auront l'Etat à leurs côtés", rapporte encore le quotidien.
Le Président français qui doit se rendre à Londres dans deux jours, a également évoqué les pistes de travail avec les Britanniques telles que: "mieux gérer" le dossier des mineurs isolés non accompagnés, "renforcer la coopération policière à Calais" ainsi qu'"avec les Etats d'origine et de transit", et "développer un fonds pour soutenir les projets importants pour le Calaisis".
En référence au vaste bidonville de plus de 8000 migrants qui ont pour objectif ultime de rejoindre l'Angleterre et qui avait, d'ailleurs été démantelé en octobre 2016, "tout est fait pour que le passage illégal ne soit pas possible à Calais" qui "n'est pas une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a-t-il assuré, soulignant que l'État ne laisserait pas "se construire des filières illégales", rapporte encore Le Figaro.