Fatma Bendhaou
19 Juin 2022•Mise à jour: 19 Juin 2022
AA/Paris/Feïza Ben Mohamed
Alors que le second tour des élections législatives françaises se tient ce dimanche en métropole, Emmanuel Macron a appelé, en milieu de semaine, les électeurs, à lui donner « une majorité solide » au Palais Bourbon.
Mais le spectre d’une cohabitation ou d’une majorité relative pour l’Exécutif, n’inquiète pas nécessairement les Français.
À Paris, l’Agence Anadolu est allée à la rencontre de plusieurs électeurs aux abords d’un bureau de vote du XXIIème arrondissement.
« On a bien entendu le message d’Emmanuel Macron qui veut une majorité solide à l’Assemblée nationale mais pour autant je ne vais pas voter pour son parti parce que je trouve cela plutôt sain d’avoir des élus d’opposition », explique Nelly, enseignante dans le secondaire.
Elle assure avoir fait son « choix depuis le début » et estime « que même s’il prétend qu’il y a un danger » le chef de l’Etat « exagère ».
Selon la mère de famille, « il a eu cinq ans pour gouverner, donc il ne va rien faire de plus pour le pays ».
Même son de cloche pour Eva, assistante maternelle, pour qui « c’est important qu’il y ait une alternance ».
« Si Macron n’a pas la majorité absolue, ce n’est pas un drame. Au contraire on pourra voir autre chose et peut-être même que ce sera mieux », tranche la jeune femme.
Elle considère que « Macron mène une politique de droite » et qu’il « est temps de rééquilibrer la balance vers la gauche » pour que « les oubliés du premier quinquennat puissent enfin voir de la lumière ».
Face au taux d’abstention record de plus de 52% au premier tour, l’inquiétude est plus que jamais de mise pour ce scrutin capital des législatives.
S’il devrait obtenir une majorité relative, le Président français pourrait ne pas avoir de majorité absolue ce dimanche et se retrouver en grande difficulté pour faire adopter ses réformes.