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18 Juin 2024•Mise à jour: 19 Juin 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a invité ce mardi la guerre israélienne contre Gaza dans la campagne électorale pour les législatives anticipées en France, à moins de deux semaines du premier tour du scrutin.
"Pourquoi Macron ne parle-t-il plus de Gaza ? Pourquoi ne fait-il plus rien ?", s'est interrogé Mélenchon sur le réseau social X.
Et d'ajouter : "Le massacre continue. Les Palestiniens sont exterminés. Le Liban prend feu. La France doit agir et agir encore sans trêve, sans pause".
"Si le Nouveau Front Populaire gagne, nous reconnaîtrons immédiatement l'État de Palestine pour peser sur Netanyahu", a promis le fondateur de la France insoumise (LFI), parti politique qui forme avec le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Écologistes le Nouveau Front Populaire.
A noter que le nouveau Front Populaire a dévoilé le vendredi 14 juin les premières mesures de son programme commun, en vue des législatives anticipées. Parmi les mesures phares, figurent le retour de la retraite à 60 ans, la hausse du Smic, ou encore l'abrogation de la réforme de l’assurance chômage.
Sur le conflit israélo-palestinien, le Nouveau Front Populaire défend la reconnaissance de l’État de Palestine et appelle à des sanctions contre le gouvernement israélien, ainsi qu’un embargo sur les armes vendues à Israël. La condamnation des "massacres terroristes" du Hamas le 7 octobre et la demande de libération de tous les otages sont également incluses dans le programme, avait indiqué Clémentine Autain, députée LFI sortante, sur Sud Radio.
Pour rappel, le président français avait annoncé, le dimanche 9 juin, la dissolution de l'Assemblée nationale, après les résultats des élections européennes. Les Français sont appelés aux urnes le 30 juin (premier tour) et le 7 juillet (second tour) pour des législatives anticipées.
Le Rassemblement national était arrivé largement en tête du scrutin européen avec 31,47% des voix, suivi, loin derrière, par la candidate macroniste Valérie Hayer, qui avait collecté 14,56% des voix, selon les résultats définitifs annoncés au lendemain du scrutin par le ministère de l'Intérieur.