Ben Amed Azize Zougmore
30 Janvier 2026•Mise à jour: 30 Janvier 2026
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Dans un revirement, le ministère français de l’Éducation nationale a confirmé la suppression de 2 300 postes d’enseignants à la prochaine rentrée, revenant sur l’annonce de 4 000 postes en moins faite plus tôt cette semaine. Certaines académies, comme Lille, restent particulièrement touchées.
Mardi, le ministre Édouard Geffray avait indiqué à l’Assemblée nationale que 4 032 postes seraient supprimés dans le premier et le second degré publics, un chiffre supérieur aux 3 256 annoncés en novembre dernier.
Cette hausse soudaine avait suscité l’inquiétude des syndicats, informés dès lundi de la décision. Le ministre avait alors précisé qu’il ne s’agissait pas de suppressions supplémentaires, mais d’une "mise en réserve" de 776 postes en attente des résultats des concours d’enseignants.
Mercredi soir, les services du ministère ont finalement clarifié la situation : ces 776 postes seront bien supprimés dès maintenant, portant le total à 2 300 postes. Selon le ministère, ce changement concerne uniquement la temporalité de la répartition et non la destination finale des postes, qui devront être pourvus à la rentrée 2026.
Officiellement motivée par un souci de "clarification", cette décision pourrait également avoir des enjeux politiques, afin de ne pas froisser certains députés socialistes.