France : L’ONU doit tirer la "sonnette d'alarme", selon la LDH
- La Ligue des droits de l'homme a appelé les États membres des Nations-Unies à "tirer la sonnette d'alarme" lors de l'examen périodique de la France devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONULassaad Ben Ahmed
15 Janvier 2018•Mise à jour: 15 Janvier 2018
FranceAA / Paris / Zeynep Ciftci
La Ligue des droits de l'homme a appelé les États membres des Nations-Unies à "tirer la sonnette d'alarme" lors de l'examen périodique de la France devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui se déroule lundi.
Estimant que la France doit "cesser de sacrifier les droits sur l’autel de la peur", née des attaques terroristes qui ont fait 241 morts depuis 2015, la LDH ainsi que la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (Fidh) ont averti les États membres des Nations-Unies, rapportent les médias locaux français.
En effet, faisant suite à l'examen périodique universel de la France devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Michel Tubiana, président honoraire de la LDH, a souligné dans un communiqué que : "L'examen de la France intervient à un moment où l'Etat de droit est gravement mis à mal par les mesures mises en place depuis 2015", relaye le quotidien Libération.
"Les pays membres de l'ONU doivent tirer la sonnette d'alarme face à la menace qui pèse sur les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui sont au cœur de la tradition démocratique française", a-t-il appelé.
D'après la LDH et la FIDH, "les mesures d’exception, mises en place depuis trois ans, l’ont été de manière abusive et discriminatoire, sans prouver leur efficacité", rapportent les médias locaux.
La France a dû faire face à une série d'attentats, sans précédent, parfois de masse, qui ont fait 241 morts depuis 2015.
Ainsi, le régime exceptionnel de l'état d'urgence avait été instauré, dans l'immédiat, à la suite des attaques du 13 novembre 2015 perpétrées à Paris (130 tués); état d'urgence qui a récemment pris fin le 1er novembre 2017, tout en étant remplacé par une loi antiterroriste, d'ailleurs controversée.