Sanaa Ou Amir Ahamada
14 Novembre 2025•Mise à jour: 15 Novembre 2025
AA / Istanbul / Sanaa Amir
L’Assemblée nationale française a largement approuvé, ce 12 novembre, la création d’un « congé de naissance » lors des discussions sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Cette mesure, intégrée au plan de « réarmement démographique » voulu par Emmanuel Macron, entend encourager la présence conjointe des deux parents durant les premiers mois de vie de l’enfant.
Le nouveau dispositif prévoit une indemnisation à hauteur de 70 % du salaire net durant le premier mois, puis de 60 % le second. Il viendra s’ajouter aux congés de maternité et de paternité existants, tout en coexistant avec le congé parental, actuellement accessible jusqu’aux trois ans de l’enfant, mais peu attractif en raison de sa faible rémunération, autour de 400 euros.
L’objectif du gouvernement est de mieux équilibrer la répartition des responsabilités familiales entre les mères et les pères, tout en soutenant la natalité, en baisse depuis plusieurs années.
La date d’entrée en vigueur a toutefois fait débat : le texte initial prévoyait une application à partir de juillet 2027, mais un amendement porté par la députée Sarah Legrain (LFI) a avancé cette échéance au 1ᵉʳ janvier 2026. Le texte doit encore être examiné par le Sénat.