Feiza Ben Mohamed
21 Mars 2024•Mise à jour: 21 Mars 2024
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le président français, Emmanuel Macron, a reçu mercredi soir à l’Elysée, plusieurs de ses ministres et cadres de la majorité afin de trouver des solutions pour réduire la dette publique.
« On doit faire face à un choc économique conjoncturel lié notamment à la géopolitique. On assume et on dit la vérité aux Français », a-t-il déclaré en préambule de ces échanges, cité par le journal L’Express.
Le chef de l’Etat a, néanmoins, rappelé que la France échappe à la récession et écarté l’idée de présenter au Parlement un budget rectificatif pour l’année en cours.
« Je ne crois pas à la fatalité. On a des atouts, des leviers possibles pour supporter ce choc. J’attends donc de vous que vous me fassiez des propositions très concrètes », a-t-il par ailleurs lancé à ses ministres, d’après les informations du journal Le Parisien.
Parmi les participants à cette soirée d’échanges et de réflexion, figurent le Premier ministre Gabriel Attal, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ou encore le ministre délégué au Budget, Thomas Cazenave.
Cette réunion aux allures de réunion de crise intervenait alors que la Cour des comptes a rendu un rapport alarmant le 12 mars courant et faisait état d’une situation « préoccupante ».
Auditionné en début de semaine au Sénat, le président de la Cour des compte, Pierre Moscovici, a alerté sur une situation « préoccupante », et des prévisions irréalistes concernant la croissance attendue en 2024.
« Aujourd’hui, nous avons probablement les finances publiques parmi les plus dégradées de la zone euro. En cause notamment, nos déficits qui étaient égaux ou supérieurs à 5 % en 2023 », a-t-il souligné.
Bercy a déjà annoncé une baisse de la prévision de croissance de 1,4 à 1%, et un plan d’économies d'au moins « 10 milliards d’euros » auquel « tous les ministères contribueront » mais doit désormais trouver d’autres pistes alors que la Cour des comptes estime qu’il faut prévoir « de l’ordre de 50 milliards d’économies entre 2025 et 2027 » pour espérer atteindre l'objectif de réduction du déficit public à 3% fixé pour la fin du mandat d’Emmanuel Macron à l’Elysée.
À noter que l’INSEE doit dévoiler mardi son rapport concernant l’état des finances publiques sur l’année 2023.