Bilal Müftüoğlu
10 Février 2016•Mise à jour: 10 Février 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Laurent Fabius a annoncé mercredi son départ du poste du ministre des Affaires étrangères dans le cadre d'un remaniement gouvernemental souhaité par le président français François Hollande.
S'exprimant à la presse à l'issue du conseil des ministres, Fabius a confirmé qu'il s'agissait de sa dernière participation à la réunion hebdomadaire du gouvernement tout en annonçant son nouveau poste à la tête du Conseil constitutionnel, suite à la proposition de Hollande.
"J’ai accepté la proposition du président de la République. Je serai prochainement auditionné par les deux commissions de l’Assemblée et du Sénat, et si tout se passe bien, je devrais prendre la tête de cette grande institution début mars", a déclaré Fabius à l'issue du conseil des ministres.
Fabius a aussi fait savoir qu'il resterait toutefois président de la Conférence des Parties sur le climat (COP) jusqu'à la tenue de la prochaine édition de cette dernière au Maroc. "C’est une fonction personnelle, bénévole, sans incidence ni contradiction avec l’activité gouvernementale, puisque j’ai été élu par les parties [les Etats parties] et que je ne représente pas la France", a-t-il indiqué.
"François Hollande a salué le travail qui a été fait par Laurent Fabius", a annoncé pour sa part le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, lors du point de presse hebdomadaire du conseil des ministres.
Le successeur de Fabius n'a pourtant pas été annoncé par l'Elysée qui n'a révélé aucun détail sur le dernier remaniement avant la fin du quinquennat de François Hollande. Le nom de Ségolène Royal, actuelle ministre de l'Ecologie comme la nouvelle locataire du Quai d'Orsay circulait dans les médias français dès lors que le militant écologiste Nicolas Hulot avait reçu une offre de la part de Hollande pour succéder à Royal au gouvernement.
Arrivé en poste le 16 mai 2012, Fabius a été particulièrement impliqué dans le dossier du nucléaire iranien et un nouvel accord global sur la lutte contre le changement climatique, faisant suite au Protocole de Kyoto. Il a notamment participé aux pourparlers de Genève en tant que représentant de la France sur le programme nucléaire iranien et a mené les négociations environnementales à la COP21, qui ont abouti à l'accord de Paris sur le climat avec le consensus de 195 Etats.