Ekip
16 Décembre 2021•Mise à jour: 16 Décembre 2021
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron, a défendu les effets de sa loi contre le séparatisme, dont la fermeture de mosquées et la dissolution d’associations, au cours d’une interview télévisée diffusée mercredi soir à la télévision.
Durant plus de deux heures, le chef de l’Etat est revenu sur les événements marquants de son mandat, à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.
« Il y a des millions de Français qui sont des citoyens tranquilles, qui respectent les lois de la République et qui croient en l'islam et il faut les respecter. C'est ça la laïcité » a-t-il plaidé face aux deux journalistes de TF1 qui menaient l’entretien.
Emmanuel Macron, après être revenu sur l’engagement des services de l’Etat en matière de lutte contre le terrorisme, s’est félicité des dispositions permises par sa loi contre le séparatisme et qui ont conduit à « fermer des mosquées » et à faire « contrôler des établissements » musulmans.
« Il faut convertir les esprits, c'est un combat culturel et civilisationnel (…). Il faut convaincre tous les jeunes que leur avenir c'est la France et la République » a-t-il plaidé.
Le président a par la suite abordé la crise migratoire en rappelant qu’il souhaite une réforme de l’espace Schengen pour mieux maîtriser les flux.
Il estime que « depuis quelques années, l'immigration augmente (…) parce qu'il y a eu des crises politiques, et parce que des trafiquants se sont mieux organisés » mais considère que la France aura « besoin d’une immigration de travail qui est limitée, choisie, maitrisée, pour faire tourner notre économie ».
Interrogé par les journalistes, Emmanuel Macron a néanmoins refusé de dévoiler s’il sera candidat à la prochaine élection présidentielle et assure vouloir se concentrer sur le reste de son mandat.