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28 Janvier 2024•Mise à jour: 28 Janvier 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
La préfecture de police de Paris autorise, dans un arrêté, la captation d'images par drones à partir de demain lundi, en prévision des actions de blocages autour de la capitale française annoncées par des syndicats agricoles.
"Un arrêté préfectoral (n° 2024-00110) autorise la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs à compter du 29.01.24.", a écrit la préfecture de Paris lundi soir sur le réseau social X.
A noter que le gouvernement français a fait appel à des blindés de la gendarmerie nationale pour assurer la sécurité du marché international de Rungis, à Paris, et annoncé son intention de déployer 15 000 policiers et gendarmes lundi pour sécuriser la mobilisation des agriculteurs et empêcher qu’ils n’entrent avec leurs tracteurs dans les grandes villes.
S’exprimant au terme d’une réunion de sécurité ce dimanche en fin de journée, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué avoir donné pour consigne "de garantir que les tracteurs ne rentrent pas dans les grandes villes" alors que le blocage de Paris est organisé par plusieurs syndicats agricoles et annoncé à partir de lundi à 14 heures.
Gérald Darmanin a, par ailleurs, qualifié l’occupation du marché de Rungis et le blocage des aéroports ou de Paris, de "lignes rouges" et assuré que le dispositif qui sera mis en place est destiné à l’empêcher.
Selon les informations du journal Le Parisien, les blocages vont concerner toutes les autoroutes qui mènent à Paris dont l’A1, l’A4, l’A5, l’A6, l’A12, l’A13 et l’A15 pour une durée indéterminée.
Le mouvement de colère des agriculteurs se poursuit avec vigueur en France et dans certains pays européens, avec des points de blocage de plus en plus nombreux sur les routes et des "opérations escargot" dans les villes.
Les agriculteurs français dénoncent, entre autres, une hausse des charges, les retards de paiements des subventions agricoles, l'interdiction de pesticides autorisés ailleurs, ainsi que des normes environnementales jugées trop lourdes.