Ümit Dönmez
30 Juin 2022•Mise à jour: 30 Juin 2022
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le président du Conseil scientifique français estime que le pic de la septième vague de Covid-19 sera atteint à la "fin juillet" en France.
Lors d'un entretien accordé, jeudi, à la radio « RTL », Jean-François Delfraissy a indiqué que le variant actuellement dominant du SARS-CoV-2 (BA.5) "n'est pas plus sévère que les autres", soulignant, néanmoins, qu'il "est très transmissible".
La semaine dernière, l'Agence Anadolu (AA) avait rapporté les déclarations de spécialistes indiquant que la France est touchée de plein fouet par une septième vague de la pandémie de Covid-19, alors que Santé Publique France avait signalé que tous les indicateurs sont en hausse, à l'exception des décès.
Cette tendance à la hausse a été confirmée, mardi, par l'agence de santé, qui a réitéré son appel aux Français pour se mobiliser et barrer la route au virus, notamment en allant se faire tester et en complétant leur couverture vaccinale.
Au micro de RTL, le président du Conseil scientifique, a comparé la situation actuelle avec celle de l'été 2021, qui avait connu l'apparition du variant « Delta », causant un pic de contaminations à la fin du mois de juillet.
"On attend un peu la même chose avec BA.5", a déclaré le professeur Delfraissy qui a, néanmoins, relativisé la situation.
"Cela ne devrait pas nous gâcher l'été puisque nous sommes vaccinés. Ce qui est important, c'est non pas l'infection, mais le retentissement sur le système de soins", notamment à la fin du mois de juillet, a-t-il estimé.
Il a également encouragé les personnes éligibles à la quatrième dose (appelée deuxième dose de rappel) à se faire vacciner "dès maintenant", notant que ce vaccin de rappel est efficace contre le variant BA.5 et les formes sévères de la Covid-19.
Concernant la décision du gouvernement français de ne pas rendre le port du masque obligatoire dans les transports cet été, Jean-François Delfraissy a estimé qu'il "a eu raison".
"On est passé d'une période d'injonctions et d'obligations, à des recommandations. Je suis favorable à cette attitude. Il paraît logique pour les personnes les plus âgées, les plus fragiles, qu'elles portent à nouveau le masque, notamment dans les lieux de promiscuité. En tout cas, je le recommande", a-t-il déclaré.