Ümit Dönmez
11 Octobre 2022•Mise à jour: 12 Octobre 2022
AA / Paris / Ümit Dönmez
La grève des salariés de deux raffineries du groupe Esso-ExxonMobil a été reconduite ce mardi, par les syndicats CGT (Confédération générale du travail) et FO (Force ouvrière).
Sur les réseaux sociaux, la CGT Esso-ExxonMobil a annoncé que cette décision avait été prise par les travailleurs affiliés à la CGT et à FO après leur rejet d'un accord sur les salaires, signé lundi par la CFDT et la CFE/CGC.
La grève de la CGT et de la FO dans les raffineries du groupe Esso-ExxonMobil entame ainsi son 22e jour, ce mardi, alors que les négociations peinent à aboutir sur la revalorisation des salaires et des primes de participation.
Il est à rappeler que lundi, à l'appel de la CGT, les salariés des raffineries du groupe TotalEnergies ont décidé de reconduire leur grève ce mardi, et de l'élargir aux enseignes du réseau Argedis, filiale du groupe TotalEnergies.
Dans l'état actuel, cinq raffineries françaises sont toujours à l’arrêt, dont trois appartenant à TotalEnergies et deux au géant américain Esso-ExxonMobil, alors qu'une station-service sur trois subit des ruptures d'approvisionnement sur au moins un type de carburant.
Parmi les régions les plus affectées, figuraient notamment l’Île-de-France et les Hauts-de-France, où une station sur deux faisait encore état de difficultés, ce lundi soir.
Sur le terrain, les difficultés se font de plus en plus pesantes pour les automobilistes, parfois confrontés à plusieurs heures de queue pour s’approvisionner en carburant.
Certaines stations ont mis en place un plafond de 30 euros maximum, afin de pouvoir servir le plus grand nombre.
Pour sa part, le gouvernement a accentué, ce lundi, la pression sur les syndicats et les compagnies TotalEnergies et Esso-ExxonMobil pour faire aboutir les négociations, alors que la Première ministre Élisabeth Borne a réuni quatre de ses ministres en urgence à Matignon, après être revenue de sa visite de deux jours à Alger.