France : Braun-Pivet juge « regrettable » la minute de silence pour Quentin Deranque
- Yaël Braun-Pivet a déclaré que « si on avait su à ce moment-là » le profil du jeune homme, notamment ses publications racistes et antisémites sur les réseaux sociaux, « la décision n’aurait probablement pas été la même »
Istanbul
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
La présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, a estimé mercredi que la minute de silence observée en février en hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droite tué à Lyon, pouvait être « regrettée » à la lumière d’éléments révélés après sa mort.
S’exprimant sur Sud Radio, Braun-Pivet a déclaré que « si on avait su à ce moment-là » le profil du jeune homme, notamment ses publications racistes et antisémites sur les réseaux sociaux, « la décision n’aurait probablement pas été la même ».
« Aujourd’hui, on peut regretter d’avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage », a-t-elle affirmé, tout en soulignant que la condamnation de la violence politique, elle, ne saurait être remise en cause.
Une minute de silence avait été observée le 17 février à l’Assemblée nationale, cinq jours après l’agression mortelle de Quentin Deranque, à l’initiative du président du groupe UDR, Éric Ciotti, et avec l’accord des présidents des 11 groupes parlementaires.
Début mars, le média Mediapart a révélé que le militant, âgé de 23 ans, avait publié à plusieurs reprises des messages à caractère raciste, antisémite et faisant l’apologie du nazisme sur la plateforme américaine X.
Quentin Deranque avait été violemment agressé le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Souffrant d’un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard.
Selon le parquet de Lyon, neuf suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Certains ont reconnu des violences, tout en niant toute intention homicide.
Par ailleurs, l’affaire a ravivé les tensions politiques autour de mouvements militants. Braun-Pivet a notamment estimé, à titre personnel, qu’il était « difficile de représenter la Nation » pour certains responsables liés à des individus mis en cause, tout en rappelant ne pas disposer de pouvoir pour empêcher un député de siéger.
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