AA / Tunis / Salim Boussaïd
Des milliers d'Israéliens manifestent pour réclamer un accord d'échange de prisonniers
Des milliers de personnes ont manifesté, samedi, dans plusieurs villes d'Israël contre le gouvernement de Benyamin Netanyahu et ont réclamé un accord d'échange de prisonniers avec le Hamas.
Des familles de prisonniers détenus à Gaza ont manifesté près du siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv, exigeant un accord immédiat pour la libération des prisonniers, selon la société de radiodiffusion publique israélienne.
Des dizaines d'Israéliens ont bloqué un tronçon de l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, tandis que des milliers de manifestants se sont rassemblés sur la place Kaplan à Tel Aviv, exigeant des élections anticipées et un accord d'échange des prisonniers, selon le Yedioth Ahronoth.
Le carrefour de Karkur, près de la ville de Haïfa, dans le nord, a vu la participation de centaines d'Israéliens à une manifestation réclamant la libération des prisonniers, selon le quotidien.
Amman et Washington discutent des efforts pour un cessez-le-feu «complet et immédiat» à Gaza
La Jordanie et les États-Unis ont discuté samedi, des efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu « complet et immédiat » dans la bande de Gaza.
C'est ce qui ressort d'une rencontre entre le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, avec la secrétaire d'État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient, Barbara Leaf, dans la capitale Amman, dans le cadre d'une visite inopinée de cette dernière dans le Royaume.
Le ministère jordanien des Affaires étrangères a déclaré, dans un post sur X, que la réunion des deux parties avait porté sur les efforts déployés pour parvenir à un cessez-le-feu complet et immédiat à Gaza.
Al-Safadi a souligné ce qui suit: "Il faut mettre fin à la guerre et à la catastrophe humanitaire qu'elle engendre, de manière à garantir la protection des civils et l'acheminement d'une aide humanitaire adéquate et durable à toutes les parties de la bande de manière élargie, sûre et sans entrave", selon la même source.
Une délégation israélienne chargée des négociations sur l'échange de prisonniers se rendra au Qatar lundi
La délégation israélienne chargée de négocier un échange de prisonniers avec le Hamas et un cessez-le-feu à Gaza se rendra au Qatar lundi, a rapporté, samedi, la Société israélienne de radiodiffusion (KAN).
"Le Cabinet de guerre ne se réunira pas ce soir (samedi), la délégation de négociation israélienne ne devrait donc pas partir pour le Qatar avant lundi", a annoncé KAN.
Le média a cité une source politique au sein du gouvernement, sous couvert d'anonymat, qui a déclaré : "Aucune réunion du Cabinet de guerre n'est prévue ce soir. Elle se tiendra dimanche soir."
"Compte tenu de la date de la réunion du Cabinet de guerre, la délégation, conduite par le chef du Mossad David Barnea, ne partira pas pour Doha avant lundi", a ajouté KAN.
La délégation israélienne se rend au Qatar pour discuter de la conclusion d'un éventuel accord d'échange de prisonniers avec le Hamas.
Plus de 97 000 migrants arrivés en 2023
Le gouvernement yéménite a annoncé samedi que plus de 97 000 migrants étaient arrivés dans le pays en 2023.
C'est ce qui ressort d'un communiqué de la Présidence du gouvernement yéménite, publié sur son compte Facebook.
Le communiqué indique que le ministre de la Santé, Qasim Bahibah, a discuté avec le coordinateur médical de l'organisation belge Médecins sans frontières, Darwin Diar, à Aden, des interventions de l'organisation dans le secteur de la santé.
Bahibah a expliqué ce qui suit: «Plus de 97 000 immigrants sont arrivés dans le pays l'année dernière», appelant l'organisme à effectuer des interventions dans le dossier des migrants.
Il a également souligné que ce grand nombre de migrants faisait une forte pression sur les établissements de santé et les services qui y sont fournis.
Ankara: "Nous soutenons l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine"
Le ministère turc des Affaires étrangères a rappelé son soutien à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine à l'occasion du 10e anniversaire de l'annexion illégale de la Crimée.
Dans un communiqué partagé samedi, le ministère est revenu sur ce qu’il considère comme un "fait accomplis" contraire au droit international.
"Dix années se sont écoulées depuis l'annexion de la République autonome de Crimée par la Fédération de Russie par le biais d'un référendum illégitime tenu le 16 mars 2014", a-t-il souligné.
Le document souligne notamment que la Türkiye continuera à suivre de près l'évolution de la situation en Crimée, en particulier la situation des Turcs tatars de Crimée, et la maintiendra à son ordre du jour prioritaire.
"Nous réitérons que nous ne reconnaissons pas cette situation de facto, qui constitue une violation du droit international, et réitérons notre soutien à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine", a conclu le document.
Macron envisage l'éventualité d'"opérations sur le terrain"
Le Président français, Emmanuel Macron, a ouvert la possibilité d'engager des "opérations sur le terrain" en Ukraine. Dans une récente interview accordée au Parisien, le chef d'État français, qui était dans l'avion de retour de Berlin où il s'était entretenu avec des dirigeants européens, a souligné que la France se prépare à "tous les scénarios".
Cette déclaration intervient après des discussions en février où, dans une réponse à un journaliste à l'Élysée, il n'avait pas exclu l'envoi de troupes au sol. "Peut-être qu’à un moment donné (je ne le souhaite pas, n’en prendrai pas l’initiative) il faudra avoir des opérations sur le terrain, quelles qu’elles soient, pour contrer les forces russes", a déclaré Macron, dans son vol de retour de Berlin, ce vendredi.
Le locataire de l'Élysée a affirmé que plusieurs pays européens, dont les pays baltes, la Tchéquie et la Pologne, partagent cette ligne de pensée. En revanche, l'Allemagne maintient une position de grande prudence en matière d'intervention militaire. Cette différence de cultures stratégiques a été un point de discussion lors de la rencontre avec le Chancelier allemand Olaf Scholz.
Kemi Seba brûle son passeport français lors d'une conférence de presse
Kemi Seba, connu pour son militantisme panafricain, a brûlé son passeport français, lors d'une conférence de presse tenue ce samedi 16 mars 2024, dans la banlieue parisienne.
Face à une assemblée composée de journalistes et de sympathisants, Seba a ainsi voulu manifester son engagement inébranlable envers une Afrique indépendante.
"Votre passeport, ce n’est pas un os que vous nous donnez comme si les Noirs étaient des chiens. Je suis un homme Noir libre. Je suis un Africain libre. Je suis un Béninois libre", a-t-il affirmé en commettant l'acte symbolique en s'adressant "au gouvernement Macron".
Il a ensuite interpellé directement les diasporas africaines et d'outre-mer, les appelant à l'unité et à la prise de conscience dans la lutte pour l'autodétermination et contre l'ingérence étrangère.
La conférence de presse organisée par le militant panafricaniste a bien pu se tenir en France ce samedi 16 mars, comme prévu initialement. Bien qu'un arrêté préfectoral ait initialement interdit cette réunion, la décision a été annulée par les autorités judiciaires administratives.
Autonomie de la Corse : Nazione refuse le texte de Beauvau
La question de l'autonomie de la Corse a pris un tournant, ce samedi, avec la position ferme de Nazione, un parti indépendantiste corse, qui a annoncé son refus catégorique de soutenir le texte issu du dîner de Beauvau, selon Corse Matin.
Cette décision a été prise lors d'une réunion à Ajaccio, dirigée par Josepha Giacometti-Piredda et Petr'Anto Tomasi. Les dirigeants du parti ont dénoncé le texte comme représentant une autonomie "au rabais", n'atteignant pas les attentes du mouvement indépendantiste ni les standards européens en matière d'autonomie.
La réunion a mis en évidence plusieurs aspects du texte qui ont été jugés inadéquats par Nazione, anciennement Corsica Libera. Parmi eux, la question de la coofficialité de la langue corse, un élément clé de l'identité culturelle de l'île, n'a pas été abordée de manière satisfaisante. Le parti a également exprimé son mécontentement quant au traitement des questions relatives au statut de résident et à la protection des entreprises corses face à la concurrence internationale, jugées insuffisamment traitées dans le texte.
Des centaines de personnes manifestent à Paris contre les "violences policières" et le "racisme systémique"
Des centaines de personnes ont protesté ce samedi à Paris, dans le cadre la marche annuelle et internationale contre "les violences, les crimes d’État et le racisme systémique".
Rassemblés place de la République en début d'après-midi à l'appel du Réseau d'entraide, vérité et justice, les manifestants ont dénoncé les violences policières, pénitentiaires, psychiatriques et judiciaires, ainsi que l’impunité de ces violences.
"Stop aux crimes d'État" "Solidarité avec les victimes" et "Non au fascisme", pouvait-on lire sur les banderoles et pancartes déployées à cette occasion, selon le correspondant d'Anadolu.
"La violence policière on n'en veut pas", " La police tue, la police assassine ", ont scandé les manifestants appelant à la justice pour les victimes des violences et de la xénophobie.
L’Union européenne annonce une aide humanitaire de 70 millions d’euros
La commission de l’Union européenne (UE) a annoncé, vendredi, une aide humanitaire de 70 millions d’euros en faveur de la région africaine des Grands lacs.
Cette annonce a été faite dans un communiqué publié vendredi et relayé par les médias.
L’EU indique que 90% de cette enveloppe sont destinés à soutenir les projets humanitaires en République démocratique du Congo, notamment dans la lutte contre les violences basées sur le genre, l’éducation dans les situations d’urgence et la réduction des risques de catastrophes, précise la radio de l’ONU en RDC, Radio Okapi.
« Nous avons déjà constaté une détérioration significative de la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, avec des effets dévastateurs sur les civils. La violence basée sur le genre et les violations du droit international humanitaire sont particulièrement répandues dans la région. Le financement humanitaire de l'UE contribuera à alléger les souffrances des plus vulnérables », souligne le communiqué.
news_share_descriptionsubscription_contact
