Nadia Al Chahed
27 Novembre 2015•Mise à jour: 27 Novembre 2015
AA/Tunis
La fréquence des typhons dévastateurs et des inondations pourrait être multipliée par deux dans les 20 prochaines années si la planète ne réduit pas ses émissions de dioxyde de carbone.
Ce constat, rapporté par le site « 20 minutes » est tiré d’une étude de la Banque asiatique de développement (BAD), publiée vendredi, et qui s’est penchée sur les désastres qui ont frappé la planète entre 1970 et 2013, révélant un lien certain entre le changement climatique et la fréquence de catastrophes naturelles.
Partant de ce constat, les auteurs de l’étude annoncent que si les concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère continuent de croître, la fréquence des catastrophes naturelles pourrait doubler en 17 ans : « Ce qui signifie qu'en moyenne, un pays pourrait subir 1,55 catastrophe climatique chaque année, contre 0,775 actuellement ».
Certains pays d'Asie sont, particulièrement, en ligne de mire, notamment, les Philippines, l'Indonésie et la Thaïlande, précise la même source.
La BAD, banque de développement régionale créée le 22 août 1966 pour soutenir le développement économique et social dans les pays d'Asie et du Pacifique, note, dans la même étude, que la facture globale des catastrophes naturelles était en constante augmentation et qu’entre 2005 et 2014, cette facture a atteint 142 milliards de dollars (133 milliards d'euros) contre 36 milliards entre 1985 et 1994.
Les désastres ont eu un impact sur la croissance en Australie, en Chine, en Indonésie, en Thaïlande et au Vietnam et la tendance va «s'aggraver», ajoute la banque, recommandant aux différents pays de se « détourner des énergies fossiles au profit des énergies durables ».