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15 Avril 2021•Mise à jour: 15 Avril 2021
AA / Le Caire
Le militant Albert Arié, doyen des juifs communistes d'Égypte, est décédé jeudi, à l'âge de 91 ans.
Les médias locaux, à savoir le journal privé d’Al-Youm Al-Sabea, citant le post du poète et critique Shaaban Youssef partagé sur son compte Facebook, ont rapporté : ‘’Adieu Albert Arié, l'homme qui était fier de son héritage égyptien, a résisté à toutes les tentations du sionisme, et est resté fidèle toute sa vie à ses nobles principes’’.
Le site électronique ‘’Le Caire 24’’, a indiqué qu’Arié a maintenu son lien et son appartenance à l'Égypte et refusé d'immigrer en Israël. Il s'est battu contre le sionisme et le colonialisme anglais en Égypte, malgré son arrestation en 1953 pour une affaire connue à l'époque sous le nom de ‘’Front national’’.
Né en 1930, Arié était l'un des trois juifs éminents d'Egypte qui ont rejoint le mouvement national contre le colonialisme anglais et ont refusé d'immigrer en Israël, avec l'avocat Shehata Haroun (décédé en 2001), père de la présidente de la communauté juive, Magda Haroun et l'avocat Youssef Darwish (décédé en 2006)
Les politiciens et les intellectuels égyptiens ont pleuré, sur les réseaux sociaux, la mort du juif communiste Albert Arié, ce militant hors-pair.
Il n’y a aucune donnée officielle sur le nombre exact de Juifs en Égypte, alors que des estimations non-officielles indiquent qu'ils sont inférieurs à 50 000, contre 80 000 en 1922.
La majorité des Juifs égyptiens pionniers dans le domaine commercial, culturel et politique ont émmigré à l'étranger après la révolution de 1952 qui a renversé la monarchie. A une époque marquée aussi par le déclenchement du conflit israélo-arabe, certains ont choisi de créer des organisations de défense des droits de l'homme en faveur de la diaspora qui œuvre à préserver l'héritage juif en Égypte.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.