Ahmed al-Masri
15 Janvier 2018•Mise à jour: 15 Janvier 2018
AA/Ahmed al-Masri
L’Instance de l’Aviation civile émiratie a annoncé que des avions de combat qataris avaient intercepté, lundi, un avion civil émirati.
L’agence de presse émiratie officielle a cité l’Instance de l’Aviation civile indiquant qu’elle avait reçu « un communiqué de l’une de ses compagnies nationales annonçant l’interception d’un avion civil lors d’un vol ordinaire vers Manama et au cours de son itinéraire habituel, par des avions de combat qataris ».
L’Instance de l’Aviation a considéré cet incident comme étant une menace dangereuse de la sécurité de l’aviation civile et une violation claire des lois et conventions internationales.
Elle a précisé, dans le même sens, que « le vol en question et ordinaire, que son itinéraire est connu et qu’il respecte toutes les conventions internationales ».
Et de poursuivre que les Emirats « refusent cette menace à la sécurité de l’aviation civile et prendront toutes les mesures légales et nécessaires pour garantir la sécurité de l’aviation civile ».
Le Qatar n’a pour l'heure pas commenté le communiqué des Emirats.
Doha avait déposé, vendredi dernier, une plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies contre les Émirats arabes unis, après le viol de l’espace aérien qatari par un avion de combat émirati, le 3 janvier courant.
La plainte a été déposée au lendemain de l’annonce qatarie sur le viol de son espace aérien par un avion de combat émirati, le 21 décembre dernier, ce que la partie émiratie avait démentie.
Le Qatar a considéré que « la répétition de la violation de la souveraineté qatarie par les Emirats et la menace de ses frontières et ses territoires prouve que les autorités émiraties suivent une voie contre les dispositions du droit international ».
Pour sa part, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Qarqash, a indiqué, dans un post sur Twitter, que « la plainte du Qatar concernant le viol de son espace aérien par les Emirats est fausse ».
Ces incidents interviennent pendant que les pays du Golfe sont en crise, depuis le 5 juin dernier, après la rupture de l’Arabie Saoudite, des Emirats, de l’Egypte et du Bahreïn de leurs relations avec le Qatar pour « avoir soutenu le terrorisme », chose que Doha a démentie.