Lassaad Ben Ahmed
24 Février 2022•Mise à jour: 24 Février 2022
AA / Abidjan / Fulbert Yao
Quelque 34 pays d'Afrique sont réunis à Abidjan, dans le cadre d’un dialogue interreligieux musulmans-chrétiens, avec une présence des juifs.
Ce dialogue, ouvert mercredi, sera clôturé le vendredi 25 février 2022 par l'adoption par les participants d'une charte de la paix dite «La charte d'Abidjan ».
Le docteur Si Mohamed Rifki, secrétaire général de la Fondation Moham-med VI des Oulema africains, initiateur de ce dialogue a relevé l'impératif de porter partout la parole de Dieu et ses vertus pour le bonheur des peuples africains.
« Le dialogue interreligieux est d'abord un état d'esprit. L'essentiel c'est que nous devons toujours apprendre à nous parler et à nous solidariser », a-t-il estimé.
Cheikh Ndiaye Salehou, au nom des Oulema a insisté sur la nécessité de l'ouverture entre les religions à travers un dialogue apaisé et une parole commune.
« Un dialogue qui préserve l'humain », a-t-il plaidé.
Le Secrétaire général de la Présidence de Côte d'Ivoire, Abdoudrahmane Cissé, représentant le Chef de l'État Alassane Ouattara, s'est réjoui des efforts de la Fondation Mohammed VI des Oulema africains "en vue de faire connaître les valeurs d'un islam tolérant en Afrique".
Cheikhoul Aima Ousmane Diakité, président du Conseil supérieur des imans, a expliqué que le dialogue avait permis de circonscrire une récente crise militaro-politique dans des proportions raisonnables.
De son côté, Mgr Ignace Dogbo Bessi, président de la conférence des évêques catholiques de la Côte d'Ivoire, a fait remarquer que ce colloque est le signe que le dialogue interreligieux est une réalité en Côte d'Ivoire.
Selon lui, dialoguer suppose la reconnaissance et la connaissance des dialogués dans la vérité.