Ömer Tuğrul Çam,Ayşe Betül Akçeşme
03 Mars 2020•Mise à jour: 04 Mars 2020
AA – Hatay (Turquie)
Des responsables américains ont affirmé analyser la demande de la Turquie pour le déploiement du système de missiles Patriot à sa frontière sud.
L’envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie, James Jeffrey et l’ambassadeur américain à Ankara, David Satterfield, ont répondu aux questions d’un groupe de journalistes lors de leur déplacement à Hatay, ville du sud de la Turquie, mardi.
“La Turquie est un pays membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et son armée utilise en grande partie nos équipements, a déclaré Jeffrey. Nous voulons que ces équipements soient à leur disposition lorsqu’ils en ont besoin.”
Il a notamment fait part de l’existence d’un partage de renseignements avec la Turquie et d’un soutien diplomatique de la part des États-Unis.
À la question d’un journaliste concernant ce que l’OTAN pourrait faire pour stopper la Russie, Jeffrey a estimé qu’assurer un équilibre militaire pourrait permettre le retour au dialogue.
Concernant la livraison ou non des systèmes de missiles Patriot à la Turquie, Jeffrey a déclaré : “Nous n’avons pas travaillé sur un programme militaire spécifique.”
À propos du même sujet, l'ambassadeur Satterfield a indiqué : “Nous entendons la demande de défense aérienne de la Turquie. Nous analysons sa demande.”
Notant un soutien militaire, diplomatique et humanitaire de la part des États-Unis à la Turquie, Jeffrey a ajouté : ”Nous voulons fournir des munitions. Nous sommes en étroite consultations avec la Turquie. Nous allons observer la position qu’adoptera le Président Recep Tayyip Erdogan, lors de son déplacement à Moscou, pour rencontrer le chef d’État russe, Vladimir Poutine."
"Les sujets sur lesquelles nous nous penchons actuellement sont les colis d’aides et le soutien diplomatique à la Turquie, a-t-il poursuivi. Hier, je me suis entretenu avec un responsable russe de haut niveau et lui ai indiqué que la Turquie veut un vrai cessez-le-feu."
Jeffrey a qualifié les attaques du Régime Syrien à Idleb de “totalement diaboliques”.
“Le Régime mene une politique immorale pour éloigner des millions de personnes d’Idleb, a-t-il conclu. L’agressivité d’al-Assad est plus dangereuse que jamais pour la région."