Hatem Kattou
11 Septembre 2017•Mise à jour: 11 Septembre 2017
AA/ Abidjan/ Fulbert Yao
Le chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé dimanche à Abidjan, l’émission de mandats d’arrêt internationaux à l’encontre des commanditaires des récentes attaques armées contre des postes de police et de gendarmerie dans le pays.
Ouattara a tenu à rassurer ses concitoyens suite à ces attaques et aux évasions des prisons, «Nous travaillons à cela pour la sécurité des Ivoiriens », a t-il souligné d’emblée, lors de son discours de clôture du troisième congrès de son parti.
« Quels que soient les mensonges émis, nous avons les preuves concrètes contre les auteurs de ces attaques. Ces preuves seront transmises aux pays où résident les déstabilisateurs, ils auront le choix de rentrer de leur propre gré, ou de le faire sur mandats d’arrêts internationaux qui seront émis à leur encontre», a-t-il prévenu.
« Cela est inadmissible et je sais que les Ivoiriens ne veulent plus de cela. Nous voulons la tranquillité, la quiétude pour tous les Ivoiriens sans exception. Nous n’accepterons pas que la tranquillité et la sérénité des Ivoiriens soient à nouveau troublées », a martélé le chef de l’Etat.
Depuis le début de l’année 2017, la Côte d’Ivoire est confrontée à des évasions de prisons et une série d’attaques armées qui a ciblé des postes de police et de gendarmerie dans les localités de Bingerville (sud), Cocody (sud), Azaguié (sud), Fresco (sud-ouest), Ndotré (nord d’Abidjan), Adzopé (sud) et Songon (sud).
Jeudi, le ministre de l'Intérieur et de la sécurité Sidiki Diakité a annoncé que concernant les attaques armées, les enquêtes en cours ont conduit à ce jour à l’arrestation de trente-cinq (35) personnes et à l’identification des instigateurs.
Parmi les instigateurs de ce projet de déstabilisation, le ministre ivoirien a cité les noms de certains proches de l’ancien président Laurent Gbagbo à savoir « Damana Pickas, en exil au Ghana, Stéphane Kipré, en exil, Lobogonon Henry, recherché et le Lieutenant Pehe Emmanuel, également recherché ».
Evoquant la question des évasions, notamment celle survenue à la maison d’arrêt et de correction de Katiola (centre-nord), le 6 août dernier, le ministre de la sécurité avait annoncé que « Les recherches entreprises par les forces de police et de gendarmerie ont permis l’arrestation de quarante détenus sur les 98 évadés »