Bilal Müftüoğlu
04 Décembre 2015•Mise à jour: 04 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France portera son aide pour la lutte contre le réchauffement climatique à 5 milliards d'euros, a annoncé vendredi le président français François Hollande.
Inaugurant le "Sommet des élus locaux pour le climat" à l'Hôtel de Ville de Paris, Hollande a évoqué la nécessité de résoudre la question du financement en provenance des pays développés aux pays en voie de développement.
L'aide de la France, portée de 2 à 5 milliards, ira à la caisse du Fonds vert des Nations unies (ONU), qui devra servir les pays en développement dans leur lutte contre le réchauffement climatique, a fait savoir Hollande.
La communauté internationale a quatre défis dans ses négociations climatiques à la Conférence de Paris sur le climat (COP21), a estimé le président français, dont la justice climatique, la maîtrise de l'urbanisation, le financement et la bataille démocratique.
"Plus que le financement, le partage des technologies est fondamental", a aussi tranché Hollande. Et d'ajouter:
"La conférence de Paris ne doit pas simplement être l'affirmation d'un certain nombre d'actions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre".
Exigeant encore un accord "contraignant" au terme de la COP21, Hollande a aussi assené que ce dernier devrait être durable, avec des révisions régulières des objectifs et une différenciation pour les pays en fonction de leurs responsabilités.
S'exprimant au sommet en tant que président de Cités et gouvernements locaux unis (CGLU) Kadir Topbas, le maire d'Istanbul, a appelé les citoyens à "revoir leurs modes de vie" et de les "adapter aux exigences environnementales".
Les collectivités locales assument une grande partie de la responsabilité en vertu de la lutte contre le changement climatique, a estimé Topbas, évoquant le lien direct entre les populations et les gouvernements locaux.
Organisatrice du sommet avec l'ancien maire de New York Michael Bloomberg, Anne Hidalgo, maire de Paris, a estimé pour sa part, que les élus locaux ont la capacité de "résoudre la moitié de l'équation écologique mondiale".