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07 Avril 2021•Mise à jour: 07 Avril 2021
AA / Pékin
Les autorités chinoises ont condamné à mort deux anciens responsables ouïghours, ce mercredi, pour "séparatisme et corruption" dans la région autonome du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.
La Cour suprême du peuple du Xinjiang a condamné à mort l'ancien chef du département de l'éducation, Sattar Sawut, et l'ancien chef de la Chambre judiciaire, Shirzat Bawudun, au Xinjiang, pour leur implication dans des affaires de corruption et de pots-de-vin, ainsi que pour tentatives de déstabilisation de la Chine.
Les médias locaux, citant, les déclarations de Wang Langtao, président de la Cour suprême du peuple du Xinjiang, ont rapporté que Bawudun et Sawut ont avoué les accusations et n'ont pas fait appel.
Langtao a déclaré que l'ancien chef du Département de l'éducation a été condamné pour tentatives de déstabilisation de la Chine à travers la création de "programmes destructeurs" qui prônent "la pensée séparatiste" aux élèves des écoles primaires et secondaires, depuis 2002.
Selon Langtao, Baudun a reçu un pot-de-vin de 11,12 millions de yuans (1,7 million de dollars) au cours de son mandat à la tête de la Chambre criminelle.
La Chine contrôle le Turkestan oriental depuis 1949, s'agissant de la patrie de la minorité Ouïghoure turque et musulmane. La région a été rebaptisée "Xinjiang", ce qui signifie "nouvelles frontières".
En août 2018, une commission des droits de l'homme des Nations Unies a rapporté que la Chine détenait près d'un million de Ouïghours musulmans dans des camps secrets au "Turkestan oriental".
Pékin affirme que les centres, qualifiés par la communauté internationale de "camps d’internement", sont des "centres de formation professionnelle" destinés à "nettoyer l'esprit des détenus des idées extrémistes".
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni