AA / Pékin / Correspondants
Les forces de sécurité chinoises ont pris d’assaut lundi, des écoles coraniques au Turkistan (district de Xinjiang), au motif "d’enfreinte à la loi", assurant avoir «sauvé» 190 enfants qui les fréquentaient.
Des journaux locaux ont affirmé, citant des sources sécuritaires, que "35 personnes ont été arrêtées, lundi, dans la ville de Urümqi, chef-lieu du district, dans une opération sécuritaire contre 26 points d'enseignement coranique, qui a également permis de démanteler «47 réseaux illégaux ». Le sort des enfants «sauvés» de ces écoles reste encore indéterminé."
La Chine a accentué les mesures sécuritaires dans tout le pays, sous le slogan de «lutte contre le terrorisme» qui, selon les autorités, visent les personnes qui "œuvrent à diviser le pays". Les opérations se déroulent dans une atmosphère de grande ambiguïté étant donné que les autorités se contentent de diffuser dans les médias officiels les listes des noms des personnes condamnées.
Les habitants du Turkistan, à majorité musulmane, appelé district de Xinjiang en Chine, revendiquent l'indépendance de leur région, occupée par la Chine, 64 ans auparavant, selon eux
Le district vit au rythme d’affrontements violents depuis 2009. Près de 200 personnes ont été tuées dans le chef-lieu du district, selon les chiffres officiels.
Le gouvernement accuse «des groupe d’extrémistes d’œuvrer à diviser le pays» et les administrations locales et centrales du pays refusent de dévoiler plus d’informations à ce sujet.
Depuis 2009 les forces de l’armée chinoise sont déployées dans la région où la tension ne cesse de monter entre la communauté chinoise des "Han", et celle musulmane de Ouïgours, en particulier dans les villes, Urümqi, Kashgar, Khatn et Tourfan.