Lassaad Ben Ahmed
10 Août 2021•Mise à jour: 10 Août 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a souligné, lundi, qu’il est « important de reconnaître que les peuples autochtones ont toujours été ici », ajoutant que tous les citoyens ont « tous un rôle à jouer pour atteindre la réconciliation ».
C’est ce qui ressort d’une déclaration mise en ligne par le ministère canadien des Affaires étrangères sur son site électronique, à l’occasion de « la Journée internationale des peuples autochtones ».
« Aujourd'hui, nous renouvelons notre engagement d’être à l’écoute, d'apprendre et de travailler avec les peuples autochtones du Canada et du monde entier. Il est important de reconnaître que les peuples autochtones ont toujours été ici et que nous avons tous un rôle à jouer pour atteindre la réconciliation », lit-on dans le communiqué.
« Le Canada a fait un pas important dans cette direction lorsque la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est entrée en vigueur le 21 juin 2021 », ajoute le texte.
Cette loi, poursuit la déclaration, « exige que les lois, les politiques et les pratiques canadiennes respectent les droits de la personne internationalement reconnus des peuples autochtones ».
Il s’agit d’une « étape clé menant à la réconciliation, mais ce n'est qu'une étape », dès lors qu’un « travail urgent et indispensable reste à faire pour remédier aux injustices passées et présentes ».
« Les peuples autochtones, y compris les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes handicapées sont au cœur de la politique d'aide internationale féministe inclusive et fondée sur les droits humains », indique le texte de la diplomatie canadienne.
La question des droits des autochtones et de la réconciliation au Canada a refait surface récemment dans le pays, soulevant un large débat et une polémique au sein des milieux politiques et sociaux, lorsque des restes de plus d’un millier d’enfants autochtones ont été découverts sur des terrains de pensionnats autochtones, autrefois gérés par l’Eglise catholique.
L’Eglise catholique s’obstine toujours à présenter des excuses malgré les insistances des autorités politiques et des association représentant les populations autochtones.
Le 29 mai dernier, les restes de 215 enfants, dont certains n'avaient que 3 ans, ont été découverts enterrés sur le site de ce qui était autrefois le plus grand pensionnat autochtone du Canada, près de Kamloops, en Colombie-Britannique (ouest).
Il est à noter que ces écoles étaient sous la tutelle de l'Église catholique et que ces établissements d'enseignement sont restés ouverts jusqu'au début des années soixante-dix du siècle dernier.
Le 24 juin écoulé, les restes de 751 enfants ont été découverts dans un pensionnat appartenant à l'église Marieval dans la province du Saskatchewan (ouest), ainsi que les restes de 182 enfants découverts à l'école St Eugene en Colombie-Britannique, le 30 juin.
Le 12 juillet, les restes de 160 enfants ont été retrouvés à l'école Cooper sur l'île Pinellacott, dans les îles South Bay, en Colombie-Britannique également.