Mourad Belhaj
12 Mars 2021•Mise à jour: 12 Mars 2021
AA / Ankara
L'ancienne présidente par intérim de la Bolivie, Jeanine Anez, a déclaré, vendredi, que le parquet bolivien avait émis un mandat d'arrêt contre elle et des membres de son cabinet.
"La persécution politique a commencé", a déclaré Anez sur Twitter, avant d’ajouter : "Le MAS a décidé de revenir aux pratiques dictatoriales. Une honte, car la Bolivie n'a pas besoin de dictateurs, elle a besoin de liberté et de perspectives."
Elle faisait référence au parti au pouvoir, le Mouvement pour le socialisme, sous la direction de Luis Arce, successeur de l'ancien président Evo Morales et actuel président.
La décision de justice partagée par Anez prévoit également l'arrestation de cinq ex-ministres de son gouvernement et de quatre chefs militaires. Anez et les autres accusés devront répondre de faits de "sédition, terrorisme et conspiration".
Morales a trouvé refuge au Mexique, puis en Argentine, après avoir été contraint de démissionner en 2019 à la suite d'une élection qui lui avait fait remporter un troisième mandat.
La sénatrice conservatrice de droite, Anez, s'était alors proclamée présidente par intérim.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj